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Sharon se prépare-t-il à assassiner Arafat ?

La rédaction
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Le Jerusalem Post, un quotidien appartenant à Conrad Black et proche des néoconservateurs américains, a appelé à la liquidation de dirigeants palestiniens et à l’assassinat d’Arafat : « Le monde ne nous aidera pas ; nous ne devons compter que sur nous-mêmes. Nous devons tuer autant de dirigeants du Hamas et du Djihad islamique que possible. (...) Et nous devons tuer Yasser Arafat car le monde ne nous laisse aucune alternative. »

Suite à la décision prise le 11 septembre par le cabinet de sécurité israélien d’« expulser » Arafat, le vice-Premier ministre israélien Ehud Olmert a déclaré le 14 septembre que le « meurtre d’Arafat est certainement une de nos options », corroborant la déclaration en ce sens du ministre de la Défense Shaul Mofaz.

En réponse à une question de l’EIR, le porte-parole du département d’Etat, Richard Boucher, s’est contenté de répéter la position de l’administration Bush : « Nous pensons qu’il n’est pas utile de l’expulser. » Pour ce qui est des appels à l’assassinat d’Arafat lancés par le Jerusalem Post, il s’est refusé à tout commentaire.

La presse a peu parlé d’un fait, toutefois important dans ce contexte. Il s’agit de la visite à Washington, début septembre, de Dov Weisglass, le chef de cabinet et principal confident de Sharon, qui y a rencontré de hauts responsables, notamment le vice-président Dick Cheney, premier soutien de Sharon dans l’administration Bush. Comme nous l’avons annoncé dans le passé, Sharon et Cheney ont dans leur ligne de mire l’Iran, la Syrie, le Liban et l’Arabie saoudite, et ce malgré la situation catastrophique des Etats-Unis en Irak.

Il est également important de noter que le 9 septembre, lors d’une conférence sur la sécurité internationale, le chef d’état-major israélien Moshe Ya’alon a prétendu que le réseau d’Al-Qaida tentait de recruter un pilote de l’armée de l’Air saoudien ou un civil pour lancer une attaque de type 11 septembre contre Israël. Dénonçant la Syrie, le Liban et l’Iran, il a déclaré qu’Israël allait non seulement intensifier ses offensives contre les hauts responsables du Hamas, mais lancer des attaques contre les terroristes où qu’ils soient, « contre les bureaux des organisations à Damas, les membres du Hezbollah et de la Garde révolutionnaire au Liban ou les cellules terroristes palestiniennes dans les territoires ».

Avraham Burg fustige les dirigeants israéliens

L’ancien président de la Knesset (1999-2003) et ancien président de l’Agence juive pour Israël, Avraham Burg, a prononcé un véritable réquisitoire contre les dirigeants israéliens actuels, dans un commentaire publié dans l’International Herald Tribune du 29 août. Pour lui, la politique actuelle de Sharon est diamétralement opposée à la tradition du sionisme dont la révolution « reposait sur deux piliers : une juste voie et un leadership éthique. Nous n’avons ni l’un ni l’autre. La nation israélienne repose aujourd’hui sur un échafaudage de corruption et sur des fondations d’oppression et d’injustice . »

Il souligne aussi que ce qui se passe maintenant en Israël n’est pas une affaire interne, mais que les « juifs de la diaspora, pour qui Israël constitue un pilier de leur identité, doivent écouter et se prononcer ». Burg fustige la politique inhumaine de Grand Israël suivie par Sharon, avec son lot d’assassinats de femmes et d’enfants innocents, ses « camps » qui ressemblent à des prisons et ses « villages de détention ». Il déplore le silence face à la politique meurtrière du gouvernement actuel, constatant que « l’opposition n’existe pas. (...) Le compte à rebours vers la fin de la société israélienne a commencé. » Appelant les hommes politiques du monde à dénoncer cette politique, il propose une politique basée sur « une vision et une société juste et la volonté politique de mettre en place cet ordre politique juste . »

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