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Shell : un nouvel « Enron » anglo-hollandais

La rédaction
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Le 19 avril, pour la troisième fois cette année, Royal Dutch Shell a dû revoir à la baisse les estimations de ses réserves de pétrole et de gaz. En tout quelque 4,8 milliards de barils de réserves - soit presque 25% du total - ont dû être rayés des livres... et des actifs, puisque, pour les compagnies pétrolières, les réserves font partie des actifs. La directrice financière Judy Boynton a démissionné, quelques mois après le départ du PDG, Sir Philip Watts, et du directeur de la production et de l’exploration, Walter van de Vijver.

Mais une nouvelle bien plus choquante encore a été rendue publique ce même 19 avril : le cabinet d’avocats américain Davis Polk & Wardwell a publié des extraits d’une expertise de 463 pages sur les estimations des réserves du géant anglo-hollandais. Il s’avère, en effet, que la direction de Shell savait, depuis au moins deux ans, que les estimations des réserves étaient fantaisistes. Les nouvelles explorations de pétrole et de gaz avaient chuté à seulement 61% de la production annuelle nécessaire. Watts avait demandé à son directeur d’exploration de faire le nécessaire (falsifications comprises) pour ramener le ratio exploration/production - du moins dans les livres - à au moins 100%.

En novembre 2003, M. van de Vijver confiait dans un mail à Philip Watts : « Je commence à en avoir assez de devoir constamment mentir au sujet de nos réserves et de devoir corriger à la baisse les chiffres beaucoup trop agressifs/optimistes dans les livres. » D’autres documents montrent que, dès février 2002, van de Vijver était pleinement conscient du niveau beaucoup trop élevé des réserves estimées. On apprend, à présent, que d’autres directeurs de Shell avaient détruit certains documents afin de dissimuler la fraude.

Ces nouvelles révélations ont plongé le géant anglo-hollandais presque centenaire - qui se targue d’avoir 115 000 employés dans le monde et un chiffre d’affaires annuel de 35 milliards d’euros - dans une crise sévère. Le manque à gagner en termes de revenus futurs serait de l’ordre de 100 milliards d’euros. Or la valeur actuelle des actions de Shell ainsi que sa notation de crédit reposent justement sur ces revenus futurs escomptés. La capitalisation boursière du géant pétrolier avait commencé à chuter dès le début de l’année et il vient de perdre, dernièrement, sa note « AAA » auprès des agences de notation. On s’attend donc à de nouvelles rétrogradations. Les autorités américaines préparent des poursuites pénales contre les anciens directeurs de Shell et des groupes d’actionnaires américains vont déposer une plainte collective contre lui.

On peut être sûr qu’il existe bien d’autres « Enron » et « Parmalat » qui n’ont pas encore été découverts. On peut dire aussi que, dans le milieu bancaire, « la panique et la méfiance » règnent.

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