Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Si l’euro est par terre, c’est la faute aux dérivés de Goldman Sachs

La rédaction
visites
2106

15 février 2010 (Nouvelle Solidarité) – Les informations révélées par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel du 8 février, reprises par le New York Times du dimanche 14 février, confirment ce que l’on soupçonnait depuis longtemps : les banques spéculatives de Londres et New York, notamment Goldman Sachs ou encore JP Morgan, ont, par des montages financiers à très haut risque, « aidé » la Grèce à « échapper » aux critères de Maastricht. Aujourd’hui, ce seraient les mêmes qui spéculent sur l’éclatement de la zone euro.

Deux pavés se trouvent ainsi jetés dans la mare des idées reçues : soudainement, les Grecs et autres « PIIGS » peuplant le « Club Med » ne seraient plus les seuls tricheurs de la planète et l’administration Obama s’avèrerait entourée de représentants d’une caste de spéculateurs cupides, assez peu regardants sur l’avenir du monde.

Le contexte. Le système financier mondial chavire. Ecrasée par la dette résultant des renflouements bancaires, la zone euro, telle un zèbre blessé dans la jungle de la mondialisation, tombe. Dans sa chute malheureuse, il attire sur lui les fauves assoiffés de sang. Loups, lions, hyènes et autres corbeaux se ruent alors sur une proie sans défense.

Le New York Times rapporte qu’avec l’aide de Goldman Sachs, la Grèce a pu dissimuler pendant des décennies des milliards d’euros de dette sans que celle-ci ne figure en tant que telle dans la comptabilité européenne.

D’après le journal, début novembre 2009, soit trois mois avant qu’Athènes ne devienne l’épicentre d’une « angoisse financière globale », une équipe de Goldman Sachs arrive dans la capitale hellénique avec une proposition très moderne visant « à dépanner un gouvernement en proie à une crise budgétaire ». L’équipe, dirigée par le président de Goldman, Gary D. Cohn, propose de « reporter la dette du secteur de santé de la Grèce à plus tard, un peu de la même façon qu’un deuxième crédit hypothécaire permet à l’acheteur d’une résidence de combler son déficit provenant de sa carte de crédit ».

Dès 2001, après la décision de la France et de l’Allemagne de faire entrer la Grèce dans la zone euro, Goldman avait arrangé plusieurs milliards de crédits pour l’Etat grec. Ces accords, conclus dans le plus grand secret, furent présentés comme des ventes, non comme des dettes, et permirent à Athènes de donner l’impression de respecter les critères de convergence imposés à tout pays membre de la zone euro.

Selon le Times, un montage élaboré par Goldman Sachs en 2001, par le biais de swaps de devises, aurait notamment permis au gouvernement grec, juste après l’adhésion d’Athènes à l’union monétaire, d’emprunter plusieurs milliards en « dissimulant la transaction aux yeux du public ». Ce schéma, parfaitement légal, aurait aidé la Grèce à respecter les règles imposées par Bruxelles en matière de déficit. Goldman Sachs aurait perçu, au passage, quelque 300 millions de dollars de commissions.

Selon Der Spiegel, Goldman Sachs aurait mis au point en 2002 un produit financier dérivé, un swap de devises (« cross-currency swap ») qui aurait permis à la Grèce de mettre en place un emprunt qui n’apparaît pas dans les statistiques officielles.

Comme dans la crise des subprimes et l’implosion de l’affaire AIG, écrit le Times, « les produits financiers dérivés ont joué un rôle dans l’explosion de la dette grecque. Goldman Sachs, JP Morgan Chase et une vaste palette d’autres banques permirent aux autorités grecques, italiennes et éventuellement d’autres à camoufler des emprunts supplémentaires. Dans des douzaines de contrats dans toute l’Europe, les banques ont troqué leur offre de cash en échange de recettes futures des gouvernements (…) Par exemple, la Grèce a hypothéqué les recettes provenant des taxes aéroportuaires (en créant la structure Aeolos en 2001) et de la loterie (en créant Ariadne en 2000). »

Donc, si la Grèce est tant attaquée aujourd’hui, c’est en partie parce qu’elle cherche à se défaire de ces combines.

Ce qui est clair, c’est que le monde a besoin de toute urgence du plan LaRouche pour une réforme en profondeur du système financier international. En attendant, la Grèce pourrait immédiatement mettre sur pied une « Commission Pecora » et mener une enquête rigoureuse sur les responsabilités des banques.


Signez :
La pétition pour une Commission d’enquête (Pecora)
Vidéo :
Jacques Cheminade : c’est pas la Grèce, imbécile !


Contactez-nous !