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Situation désespérée dans l’industrie automobile

La rédaction
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Depuis deux mois, General Motors a recours à une tactique désespérée pour tenter d’augmenter ses ventes, offrant à tout acheteur le rabais habituellement réservé aux seuls employés de l’entreprise. Ce rabais a peut-être permis d’ « améliorer (provisoirement) la dynamique des ventes » et d’alléger les stocks, mais n’aidera pas la situation financière de GM, plombée par une dette de 301 milliards de dollars. Pour le premier trimestre 2005, le constructeur a annoncé des pertes de 1,3 milliard de dollars dans la seule Amérique du Nord et de 1,1 milliard au deuxième trimestre.

Entre-temps, la branche financière de GM, General Motors Acceptance Corporation (GMAC), a vendu à Bank of America pour 55 milliards de dollars de ses plans de financement pour l’achat d’un véhicule. GMAC est la seule branche de GM qui ne soit pas déficitaire. La cession de ces prêts procurera immédiatement à GMAC 5 milliards de dollars, plus 10 milliards par an au cours des cinq prochaines années. GM abandonne ainsi certaines de ses opérations « rentables » en échange de liquidités. La presse financière reconnaît que cette opération, à perte pour Bank of America, a été montée parce que le statut « poubelle » des obligations du constructeur l’empêche de trouver des fonds sur le marché.

De son côté, la direction de GM persiste à dire que les problèmes financiers sont dus avant tout aux coûts de l’assurance maladie de ses employés et retraités. Selon le Detroit Free Press du 23 juillet, le syndicat United Auto Workers (UAW) a réuni une équipe d’experts chargée de démonter les affirmations de la direction, selon lesquelles il est indispensable de réduire les dépenses maladie pour assainir les finances. La direction exige soit la renégociation du contrat de quatre ans actuellement en vigueur, soit une réduction drastique, avec la coopération de l’UAW, de l’assurance maladie qui représente un coût annuel de 5,6 milliards de dollars. Si l’UAW refuse de coopérer, GM menace d’agir unilatéralement, ce qui, de l’avis des responsables syndicaux, serait une « énorme erreur ». Les responsables de l’UAW dans les différentes usines se réuniront à Chicago fin août pour faire le point sur les négociations.

Entre-temps, des hedge funds s’apprêtent à parasiter l’industrie des équipementiers automobiles. En « investissant » dans ce secteur, ils espèrent en tirer des profits rapides et juteux, ce qui accélérerait la contraction de tout le secteur, fortement frappé par la chute des prix et de la production, suite à la dégradation de la notation des obligations de GM et Ford. Au cours des six derniers mois, l’agence de notation Standard & Poor’s a déclassé 25 équipementiers automobiles, en faisant une proire intéressante pour les hedge funds.

Un exemple : Intermet, important fabricant de composants d’automobile, avait demandé sa mise en redressement judiciaire le 29 septembre 2004. Depuis, deux hedge funds - R2 Investments et Stanfield Capital Partners LLC - ont proposé de l’aider à vaincre son insolvabilité en y investissant 75 millions de dollars. En retour, ils veulent obtenir la majorité des nouvelles actions, ce qui leur permettrait de dépouiller l’entreprise de ses avoirs et de liquider ce qu’il en reste par la suite. Un sort similaire avait été réservé à Meridian, important producteur de pièces détachées, qui s’est déclaré en faillite il y a quelques mois. Entre-temps, Soros Fund Management et Davidson Kempner Advisors ont acheté une partie de sa dette.

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