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Sommet de l’ASEM : la Chine rejoint la dynamique du Nouveau Bretton Woods

La rédaction
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27 octobre 2008 (Nouvelle Solidarité) – A la fin du sommet de l’ASEM, réunissant à Pékin ce week-end les 27 pays membres de l’UE avec 16 pays d’Asie, la Chine a annoncé qu’elle participerait le 15 novembre à Washington à la conférence pour un Nouveau Bretton Woods.

Dans son discours, le Premier ministre chinois Wen Jia-Bao a souligné qu’une bonne gouvernance devait être avant tout fondée sur « la défense des intérêts fondamentaux et à long terme des peuples de chaque nation ».

Cependant, « nous ne pouvons pas ignorer que le changement économique international affecte la Chine ». Le moment est donc venu pour « promouvoir la réforme des systèmes monétaires et financiers. La crise actuelle a mis à nu les faiblesses des systèmes financiers internationaux et de gouvernance. La communauté internationale appelle à une réforme accélérée et à la mise en place d’un système financier international équitable, juste et efficace. »

A cet effet, il définit trois priorités : « Premièrement, accroître le pouvoir décisionnel et la représentation des pays en voie de développement dans les organisations financières internationales ; deuxièmement, étendre la portée de la régulation du système financier international, avec une emphase particulière sur le renforcement de la supervision des pays dont la monnaie constitue une monnaie de réserve ; et troisièmement, établir un mécanisme raisonnable de sauvetage financier. »

Plus généralement, déclare Wen Jia-Bao, « il va falloir tirer de sérieuses leçons de la crise financière et traiter comme il se doit trois relations. D’abord, le rapport entre l’innovation financière et la régulation. Nous devons continuer à développer l’innovation financière selon les besoins et les possibilités et en même temps, renforcer la régulation financière. Deuxièmement, la relation entre l’économie virtuelle et l’économie réelle. Nous devons toujours accorder plus d’importance au développement de l’économie réelle et asseoir l’économie sur une base solide et robuste. De plus, nous devrions coordonner l’économie virtuelle avec l’économie réelle et permettre à la première de servir la seconde. Troisièmement, la relation entre l’épargne et la consommation. Nous devons assurer que la consommation et l’épargne restent bien coordonnées. »

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Le site internet China Daily affirme que les dirigeants européens et asiatiques proposent ensemble de donner un rôle accru au Fonds monétaire international (FMI) pour juguler la crise financière. « La crise actuelle a pleinement révélé certains défauts du système financier international. La communauté internationale a demandé des réformes. »

Pour sa part, Nicolas Sarkozy a souligné qu’il voulait des décisions concrètes et pas seulement des discussions. « Chacun a parfaitement compris qu’il n’était pas possible de se réunir uniquement pour parler. Des décisions seront prises. » Pour Sarkozy, la Chine, l’Inde, la Corée du Sud et l’Indonésie joueront un rôle de premier plan lors du sommet de Washington. « L’Europe veut, avec eux, et bien sûr le Japon, essayer de définir des positions communes sur les réponses opérationnelles », a-t-il ajouté, répétant qu’il était impossible de parler de réforme financière « sans parler des monnaies ».

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De son côté, l’administration Bush a fait part de son « inquiétude à l’idée que certains pays puissent profiter de la crise financière pour remettre en cause le libre échange et promouvoir des modèles économiques plus centralisés ». « Peu importe ce que nous faisons par ailleurs, affirme un responsable du Trésor américain, le sommet doit faire valoir notre engagement en faveur du libre marché et du libre échange ; c’est-à-dire en faveur de politiques fondamentales qui ont permis l’amélioration du niveau de vie ».

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