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Sommet du Mercosur : Kirchner salue les « vents du changement »

La rédaction
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« Je suis convaincu que l’intégration est la grande entreprise politique de notre époque », a déclaré le président argentin Nestor Kirchner le 4 juillet à Caracas, lors du sommet des Présidents du Mercosur. A cette occasion, le Venezuela a été officiellement admis comme cinquième membre permanent du « marché commun du Sud », rejoignant le Paraguay, l’Uruguay, l’Argentine et le Brésil. Le président bolivien Evo Morales était également présent en tant qu’invité d’honneur.

On peut être certain que l’entourage de Cheney a mal digéré les six discours prononcés par Kirchner à Caracas, qui ont culminé dans sa déclaration devant l’Assemblée nationale vénézuélienne le 5 juillet, jour de la Fête de l’Indépendance du pays. Il a insisté à nouveau que l’Amérique du Sud se trouvait « à un point d’inflexion » où elle pourrait changer l’histoire. « Les vents du changement soufflent sur l’Amérique latine », a-t-il prévenu.

La veille, Kirchner avait expliqué devant les chefs d’État du Mercosur que l’intégration était nécessaire car « la simple logique du marché, qui exclut les gens, ne peut nous conduire (...) au développement et au bien-être. (...) Les marchés et le libre-échange ne garantissent pas notre développement à tous, sans exception. L’intégration est bien plus qu’une libéralisation des échanges. Elle se donne pour but de bâtir une grande communauté politique qui promeuve la production. »

Sans empiéter sur l’indépendance d’une nation quelconque ni sur ses réalités propres, affirma Kirchner, l’intégration requiert « une conception plus large de la souveraineté » dans laquelle un groupe de nations mène un combat qu’une nation seule ne peut gagner. « Aujourd’hui, nous sommes conscients de faire un grand pas vers l’intégration effective de l’Amérique du Sud (...), un pas vers un Mercosur plus orienté vers la production (...) avec plus d’initiatives pour le développement de projets d’infrastructure, plus d’efficacité dans le financement de projets régionaux productifs. » En outre, il ne faut pas oublier que l’intégration est aussi « une bataille d’idées qui, à ce titre, a aussi ses adversaires ; parmi eux, ceux qui ont la nostalgie du temps de l’alignement automatique » (allusion à l’époque où tous les pays s’alignaient automatiquement, quel que soit le sujet, sur les États-Unis).

Devant l’Assemblée nationale, Kirchner a polémiqué contre ceux qui veulent cataloguer les gouvernements sud-américains en « populistes » et « non populistes ». « Nos gouvernements ne sont pas populistes ou démagogiques. Nous représentons les intérêts nationaux. »

Le 4 juillet, au cours d’une réunion privée, Kirchner et son homologue vénézuélien Hugo Chavez ont signé une « alliance stratégique » entre les deux pays. Par la suite, le président argentin a annoncé que l’Argentine et le Venezuela allaient émettre une obligation bi-nationale, provisoirement baptisée « obligation du Sud », qui pourrait s’avérer une étape importante vers la création d’une banque régionale destinée à financer des projets. Le but en est, d’après Kirchner, de générer du revenu destiné à « consolider les processus d’investissement stratégiques » et de créer un marché de capitaux sain, offrant des taux d’intérêt raisonnables. Selon des sources du gouvernement argentin citées dans Clarin, cette obligation pourrait dépasser le cadre bilatéral pour être émise par tous les pays membres du Mercosur, ce qui abaisserait le coût financier de l’émission.

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