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Sommet entre l’Inde et l’Union européenne

La rédaction
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Prenant la parole au quatrième sommet Inde-Union européenne, le 29 novembre, Yashwant Sinha a déclaré que l’Inde recherchait un « partenariat dynamique » avec l’UE, appelant l’Europe à « s’engager » plus avant avec l’« Inde nouvelle » et son économie solide. Le Premier ministre Vajpayee était également présent, ainsi que le président de la Commission européenne, Romano Prodi, le commissaire chargé des Relations extérieures, Chris Patten, et le haut représentant de l’UE pour la Politique étrangère et sécurité commune, Javier Solana.

Actuellement, le volume des échanges commerciaux entre l’Inde et l’UE représente 27 milliards d’euros et 26% des exportations indiennes sont destinées à l’UE. Les deux parties veulent porter ce volume à plus de 50 milliards d’euros d’ici 2008. L’Inde participera au programme de satellite Galileo, à hauteur de 300 millions d’euros d’investissements - à peu autant que la Chine. Les deux parties se sont dites intéressées à développer un « partenariat stratégique » entre l’Inde et l’UE, mais il est clair que les relations politiques de l’Inde avec la Russie, la Chine et les Etats-Unis sont, à ce stade, plus dynamiques que celles entretenues avec l’UE.

Sinha a mis en avant la réussite indienne dans les secteurs scientifiques et de technologie de l’information, basée sur la haute qualité des « ressources humaines » existant en Inde. Rappelons à ce sujet la délocalisation croissante des entreprises en Inde, notamment dans le secteur des technologies de l’information. L’Inde assouplit également ses barrières douanières - pierre d’achoppement avec les Etats-Unis et l’UE - mais progressivement, afin de ne pas pénaliser l’industrie nationale. « Nous sommes sur une trajectoire de planeur pour avoir un atterrissage en douceur, non un crash », a précisé le ministre indien des Affaires étrangères. De son côté, Vajpayee a déclaré qu’il fallait se préoccuper des problèmes de développement des pays les plus pauvres. En prenant des décisions sur des sujets sensibles comme les subventions agricoles ou le commerce au sein de l’OMC, l’Inde doit prendre en considération les conditions de vie de millions de gens. La dernière réunion de l’OMC à Cancun avait capoté quand l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud, la Chine et dix-sept autres pays avaient refusé d’une seule voix de faire des compromis sur les questions agricoles.

Prodi a admis que l’UE avait « appris une leçon à Cancun. Le monde a changé. (...) Nous avons réalisé que les nations les plus pauvres ne se laissent plus marcher sur les pieds. En vérité, à Cancun, nous ne nous attendions pas à ce que vingt-et-un Etats, malgré des vues divergentes à bien des égards, fassent front durant ces quatre jours. » Ajoutant que l’UE avait alors compris que « l’Inde est devenue un géant non seulement en matière économique, mais aussi dans le domaine politique ».

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