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Soudan : l’envoyé US rejette les accusations de « génocide »

La rédaction
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18 juin 2009 – Le général en retraite de l’armée de l’air J. Scott Gration, envoyé spécial du gouvernement Obama au Soudan, a annoncé hier au cours d’une conférence de presse un changement radical de la position étasunienne. Au lieu de s’aligner sur la politique impériale britannique en accusant systématiquement le Soudan d’organiser « un génocide », Gration a déclaré que le Soudan ne mène pas de campagne « coordonnée » de meurtre de masse dans la région du Darfour, à l’ouest du pays.

Il s’agit de la première conférence de presse de Gration depuis qu’il a été nommé à ce poste il y a trois mois. Elle a lieu au moment où le gouvernement achève une révision de sa politique soudanaise. Cette déclaration exprime le désaccord entre Gration et l’ambassadrice du gouvernement Obama à l’ONU, Susan E. Rice, anglophile et tenante de la ligne dure, laquelle déclarait encore il y a quelques jours, selon la presse, que le Soudan était coupable de génocide.

Au lieu de promouvoir l’interdiction de l’espace aérien soudanais, y compris avec des moyens militaires, comme Rice et d’autres conseillers d’Obama l’avaient réclamé lors de la campagne présidentielle, Gration compte organiser des rencontres, non pas centrées sur le Soudan en lui-même mais sur les moyens d’assurer la mise en place des Comprehensive Peace Agreements (accords de paix avec les factions rebelles) signés en 2005 entre le Nord et le Sud du Soudan, mettant un terme à la longue guerre civile. Les CPA sont désormais menacés et, lors de sa conférence de presse, Gration a considéré la sauvegarde de ces accords comme prioritaires. Les CPA avaient été signés en dépit du déclenchement de la rébellion au Darfour.

Gration a voyagé au Soudan, au Qatar, en Europe et en Chine pour organiser la réussite des CPA. La rencontre organisée par Gration comprendra de hauts représentants du Nord et du Sud du Soudan, en plus de responsables issus de plus de 30 pays et d’organisations, dont le Conseil de sécurité de l’ONU, la Chine et les ministres des Affaires étrangères du Kenya et de l’Ethiopie.

Selon certains rapports, Gration a demandé d’alléger les sanctions des Etats-Unis contre le Soudan et d’améliorer les relations diplomatiques entre les deux pays. Selon lui, on a « besoin que toutes les parties s’engagent pour sauver des vies au Soudan, pour permettre une paix durable ». Il a dit qu’à la suite de ses pourparlers avec le gouvernement du Soudan, « nous avons pratiquement mis fin au déficit d’aide humanitaire qui existait au Darfour quand les 13 [ONGs] avaient été expulsées ».

L’ambassadeur du Soudan à l’ONU, Abdalmahmood Abdalhaleem, a quant à lui déclaré que la démarche de Gration représentait une amélioration notable. Il a bon espoir que cette conférence apporte un essor important aux efforts de paix au Soudan.

A lire :
— La vérité sur la Cour pénale internationale

— L’intervention du mouvement larouchiste au Soudan

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