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Soudan : l’ombre de George Soros plane sur la CPI

La rédaction
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6 mars 2009 (Nouvelle Solidarité) — Examinant la genèse du mandat d’arrêt lancé par la Cour pénale internationale (CPI), l’ombre du milliardaire américain pro-britannique George Soros, condamné en France pour "délit d’initié", apparaît à chaque instant, en particulier à travers la présence au sein des organisations internationales de son ancien voisin et ami intime, le ministre britannique des Affaires étrangères et du Commonwealth chargé de l’Afrique, de l’Asie et des Nations unies, et ancien vice secrétaire général des Nations unies, Lord Mark Malloch Brown.

Ce dernier, après avoir officié comme vice-président aussi bien du fonds spéculatif de Soros, le Quantum Fund basé dans les Antilles néerlandaises, que de l’Open Society Institute (OSI), connu pour son rôle dans les « révolutions de couleur », vient d’être nommé par Gordon Brown comme son « envoyé spécial » en charge d’organiser le sommet du G20 le 2 avril à Londres.

En janvier 2005, le malheureux secrétaire général de l’ONU Kofi Annan choisit Malloch Brown, ancien journaliste de la revue des banquiers de la City de Londres, The Economist, et ancien vice-président de la Banque mondiale, comme son « chef de cabinet », ce dernier gardant toutefois son statut d’administrateur du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), un des postes les plus importants à l’ONU.

Pure coïncidence du calendrier, à peine quelques mois plus tard, en avril 2005, Annan livre les noms de 51 suspects, soupçonnés d’avoir massacré des milliers de personnes au Darfour, au premier procureur de la CPI, l’argentin Luis Moreno-Ocampo. L’affaire du Darfour fut le premier cas confié par le Conseil de Sécurité de l’ONU à la CPI, une décision qui renforça son statut et celui de son procureur.

Comme Malloch Brown, Moreno-Ocampo a travaillé pour la Banque mondiale, mais cette fois-ci comme « consultant sur la corruption ». Avant d’occuper ce poste, il fut le président pour l’Amérique latine et les Caraïbes d’une ONG que finance George Soros, Transparency International (TI). Le monde est petit.

En 2005, Moreno-Ocampa affirmait qu’il avait confiance qu’un jour les Etats-Unis deviendraient eux aussi devenir membre de la CPI. « Qui ne peut pas soutenir la nécessité de sanctionner un génocide ? » lançait-il en prédisant que « d’ici vingt ans, tout le monde sera membre de la Cour ».

« Nous vivons la décennie de l’Afrique. Les années 1980 était la décennie de l’Amérique latine, les années 1990 celle de l’Europe de l’Est, et maintenant nous devons travailler avec l’Afrique » dit-il. L’Afrique est en effet une cible de choix de la CPI, qui commença par traquer des suspects dans la République centrafricaine, la Cote d’Ivoire et le Burundi.

Comme le confirme notamment cette vidéo (en anglais) de septembre 2007, Malloch Brown a été une force motrice derrière la campagne de la CPI.

A lire : Soros ouvre l’Afrique à la recolonisation britannique

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