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Soudan : la propagande de la CPI mise en échec

La rédaction
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7 avril 2009 (LPAC) — En dépit du mandat d’arrêt lancé contre lui par la Cour pénale internationale (CPI), le Président soudanais, Omar el-Béchir, a été bien reçu au Qatar le 29 mars, lors du sommet de la Ligue arabe. Il a été accueilli à l’aéroport de Doha par l’hôte du sommet, l’émir du Qatar, et les participants lui ont réservé un accueil chaleureux.

Les dirigeants arabes, malgré des désaccords sur bien d’autres sujets, ont exprimé tout leur soutien à Omar el-Béchir, réaffirmant « notre solidarité avec le Soudan ainsi que notre rejet de la mesure prise par la CPI à l’encontre du Président Béchir », selon le communiqué final rendu public à Doha.

Outre la Ligue arabe, bon nombre de pays africains, ainsi que la Chine, ont appelé à la suspension des poursuites de la CPI, qui entravent le processus de paix au Darfour ainsi que l’acheminement de l’aide humanitaire.

En réalité, l’inculpation du Président el-Béchir pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité n’a rien à voir avec la justice au Soudan, mais vise à saboter qu’une solution politique mette fin à une rébellion qui avait été lancée depuis l’étranger dans la région du Darfour, à l’ouest du pays. Ce conflit sert de prétexte à un changement de régime à Khartoum, et à bloquer la mise en oeuvre effective des accords de paix que le gouvernement a signé avec le sud en 2005.

Rappelons que la CPI a été mis sur pied et financée par le milliardaire américain pro-britannique George Soros en collaboration avec le ministre britannique lord Malloch Brown, comme moyen d’intervenir contre des pays souverains sous prétexte humanitaire. Elle continue à ce jour à accepter des dons de la part de sociétés et d’organisations privées.

Cependant, ses campagnes —de toute évidence à but politique— sont de plus en plus contestées. Aux Etats-Unis, Andrew Natsios, ancien envoyé spécial de la présidence américaine au Soudan en 2006 et 2007, qui a plus de vingt ans d’expérience dans des foyers de crise, et Alex de Waal, un expert sur le Darfour, viennent tous deux de réitérer que toute attitude d’affrontement à l’égard du gouvernement d’el-Béchir ne ferait qu’aggraver la situation.

Quant au procureur de la CPI, Luis Moreno Ocampo, qui est proche de Soros, il est tellement obsédé par la chute du Président soudanais que ses coups d’éclat et ses affirmations extravagantes ont fini par lui aliéner de nombreux membres de son équipe. Selon Alex de Waal, de nombreux avocats ont quitté la Cour en désespoir de cause, en raison du manque d’objectivité et de sérieux dans l’examen des preuves, imposé par Moreno Ocampo.

Même les trois juges de la CPI censé déterminer s’il y avait lieu d’émettre un mandat d’arrêt à l’encontre du Président el-Béchir ont rejeté l’accusation de « génocide » à laquelle tenait le procureur. L’ancien avocat de la CPI chargé d’enquêter sur les violations des droits humains au Darfour, Andrew Cayley, qui démissionna de son poste en 2007, écrivait récemment qu’il est « difficile de dénoncer un génocide dirigé par le gouvernement et d’expliquer du même souffle pourquoi deux millions de Darfouris ont cherché refuge autour des principales garnisons de l’armée dans leur province ». En outre, le million de Darfouris vivant à Khartoum n’a jamais été inquiétés par le gouvernement.

En 2008, un des fondateurs de Médecins sans frontières (MSF), Rony Brauman, avail également contesté l’accusation de génocide, ne serait-ce qu’en raison du nombre d’habitants du Darfour qui se tournent vers le gouvernement et l’Armée pour les protéger.

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