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Soutiens à la « doctrine LaRouche »

La rédaction
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Le Dr Ahmed Al-Kubaisi, personnalité religieuse sunnite en Irak et président du Mouvement patriotique irakien uni, a soutenu la « doctrine LaRouche » proposée le 17 avril. Le 28 avril, dans une discussion avec un journaliste de l’Executive Intelligence Review, il a déclaré : « Transmettez en mon nom que je soutiens la proposition de M. LaRouche pour une nouvelle politique américaine vis-à-vis de l’Irak et de la région, proposition qu’il appelle la "doctrine LaRouche". » Al-Kubaisi a annoncé que Al-Sa’a, le journal bi-hebdomadaire de son mouvement, va publier la version arabe de cette doctrine. Cet intellectuel sunnite reconnu, qui cite souvent LaRouche dans ses sermons, ses cours et ses interviews télévisées, a qualifié l’homme politique américain de « conscience vivante des Etats-Unis ». C’est en avril 2003, au lendemain de l’invasion anglo-américaine de son pays, qu’Al-Kubaisi a créé le Mouvement patriotique irakien uni, qui, précise-t-il, est ouvert à tous les Irakiens, musulmans, chrétiens, juifs.

Al-Kubaisi est né en 1934 à Al-Anbar, province à l’ouest de Bagdad qui comprend Fallouja. Reconnu comme intellectuel sunnite non seulement en Irak mais dans l’ensemble du monde arabe, il a été président de l’Iraqi Scholars Association, président et fondateur de la faculté des Etudes islamiques à l’université des Emirats, président du département de la charia au Jurisdiction College irakien et membre du Conseil suprême de l’université islamique de Médina (Arabie saoudite).

La « doctrine LaRouche », qui est diffusée en anglais, arabe, espagnol, français, italien et allemand, a également été « pleinement soutenue » par un universitaire égyptien, le professeur Mohammed Selim, directeur du Centre des études asiatiques à l’université du Caire. Le 30 avril et le 3 mai, un article en deux parties sur cette proposition est paru dans le quotidien arabe basé à Londres, Al Arab.

Le 1er mai, l’économiste italien Nino Galloni, ancien directeur général du ministère italien du Travail, a également soutenu cette proposition. De même, Il Campanile, l’organe officiel du parti Udeur-Alleanza Popolare, présidé par le vice-président de la Chambre des députés, Clemente Mastella, a publié intégralement le texte en deux parties. Alleanza Popolare, bien représenté à la Chambre des députés et au sénat, représente une partie de l’ancienne démocratie chrétienne d’Aldo Moro et de Giulio ANdreotti.

Dans une interview accordée à la publication romaine Agenparl sur la situation actuelle en Irak, Galloni commentait : « Nous devons reconnaître nos fautes et faire preuve de respect envers la culture arabo-musulmane. Nous devons aussi permettre la reconstruction des forces nationales irakiennes - ainsi que le souligne LaRouche - et discuter dans un forum international approprié de l’exclusion de formes spécifiques de guerre (comme l’implication de civils dans des actions terroristes ou dans des actions militaires de haute technologie), sur la base de principes éthiques communs aux religions musulmane et chrétienne . »

Quelques points clés pour résoudre la crise irakienne

Les deux questions essentielles à résoudre en Irak sont le statut des forces militaires américaines et autres forces étrangères, et la transition vers un gouvernement élu. Interrogé à ce sujet lors de son webcast du 30 avril, Lyndon LaRouche a expliqué que sa doctrine devait tout d’abord être acceptée par le gouvernement américain avant d’être mise en œuvre sous forme d’ordre exécutif. Dès lors, si les dirigeants arabes acceptent de mobiliser leurs nations autour de cette doctrine, une certaine dynamique sera lancée :

« Dans l’immédiat, un accord serait conclu avec les autorités irakiennes appropriées pour le désengagement des forces américaines, de manière à ce qu’elles ne soient plus en conflit avec une quelconque partie de la population irakienne. Cela signifie que les forces militaires américaines se retirent immédiatement dans des bases désignées. C’est cela le retrait de l’Irak ; les forces américaines mettent fin à leur engagement militaire actif et continu. Et si personne ne vient leur tirer dessus, elles ne feront pas usage de leurs armes. Voilà pour la première étape.

« La deuxième étape (...) consiste à dire : "Nous voulons que les Nations unies soient l’entité responsable de la supervision de cette région, pendant que nous nous occupons de la reconstruction de l’Irak." Cela veut dire que des responsables du Parti Baas, à l’exception de ceux qui sont contestés par tous, reprendraient à nouveau leurs fonctions - on n’aurait jamais dû leur faire cesser le travail. (...)

« Nous aurions donc des centaines de milliers d’Irakiens (...) qui entreprendraient la reconstruction de leur propre pays. Notre tâche, celle des Etats-Unis, est de coopérer au succès de la reconstruction. Nous devons reconnaître, bien entendu, le droit de l’Irak de rebâtir une force militaire, en tant que capacité de défense de la nation. (...)

« Nous avons besoin d’un accord entre les nations de la région, garantissant que la paix, une fois acquise, sera stable. Nous pourrions alors avoir la paix sans délai, si les forces irakiennes l’acceptent et si, bien entendu, [l’ayatollah] Al-Sistani et d’autres jouent le rôle qui leur revient. Le peuple irakien doit être uni autour de la reconstruction de son propre pays et les Irakiens doivent s’unir d’eux-mêmes. On ne peut pas l’imposer de l’extérieur. Nous avons eu assez de Bremer et de ses idées . »

Bien que l’Irak soit occupé, pour LaRouche, « le pays est toujours, d’une certaine manière, un pays souverain, dans le sens où nous devons nous préparer à laisser derrière nous un pays souverain. Nous ne devons rien faire qui compromette sa souveraineté. » Après avoir abandonné le processus de « dé-baassisation », il faut faire revivre la tradition constitutionnelle irakienne, notamment la Constitution de 1958, « à moins que le peuple irakien ne décide, volontairement, de la changer. Et non parce que quelqu’un leur aura dit quelle Constitution ils doivent adopter. » Un nouveau gouvernement doit être élu, « qui aurait la responsabilité de convoquer une convention constitutionnelle afin d’entreprendre les ajustements nécessaires . »

Pour ce qui est du gouvernement provisoire, « les Irakiens eux-mêmes doivent négocier le gouvernement intérimaire » qui comprendra sans doute des dirigeants comme Al-Sistani, des responsables baas, etc., et « qui sera chargé de préparer la voie à l’élection constitutionnelle d’un gouvernement ».

L’autre aspect important du problème est la reconstruction du pays, soumis pendant plus d’une décennie au pillage au nom des sanctions, venant s’ajouter aux ravages infligés par deux guerres. Pour LaRouche, on doit établir immédiatement l’autorité sous laquelle la reconstruction sera entreprise. Cette autorité ne sera pas les Etats-Unis, ils aideront simplement, avec d’autres pays, à remettre sur pied l’Irak et à obtenir la paix dans l’ensemble de la région.

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