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Spéculation et explosion des prix du pétrole

La rédaction
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Comme le souligne Lyndon LaRouche, la flambée du prix du brut qui, avant l’intervention du 23 septembre, avait atteint près de 37 dollars par baril, niveau record de ces dix dernières années, a bien moins à voir avec l’OPEP ou une faiblesse de l’offre, qu’avec la bulle hyperinflationniste du système financier international. En effet, suite aux augmentations de production décidées par l’OPEP, on dispose au niveau mondial d’au moins deux millions de barils par jour de plus qu’on n’en consomme. A cause de l’effet dominant des produits dérivés financiers - notamment les contrats à terme à la Petroleum Exchange de Londres et au NYMEX de New York - ces augmentations n’ont pas fait fléchir le prix.

On a tendance à ne pas tenir compte du fait que le marché global du pétrole a complètement changé au cours des 25 dernières années, depuis les chocs de 1973-75. Aujourd’hui, entre le moment de chargement d’un tanker donné, par exemple à Dubaï, et le moment de son déchargement à Rotterdam ou aux Etats-Unis par exemple, le pétrole aura souvent été vendu et acheté quinze à vingt fois. Ces transactions ont été rendues possibles par les produits dérivés. Les prix que nous voyons affichés dans nos quotidiens ne sont pas ceux du pétrole déjà disponible sur le marché, mais ceux des contrats à terme ou des produits dérivés vendus à la Bourse de Londres ou au NYMEX, portant sur de futures livraisons hypothétiques de pétrole dans quatre ou six semaines. Ce sont ces prix, hautement volatiles, qui permettent de gigantesques manipulations spéculatives comme celles effectuées par Arcadia Petroleum de Londres. Les contrats pour le brent de la mer du Nord et le West Texas Intermediate sont négociés à Londres et à New York.

Avant les crises pétrolières des années 70, le marché était dominé par des contrats à long terme entre les grands producteurs et les multinationales ou les grands indépendants. Les géants, comme Shell ou Exxon, qui possédaient leur propre flotte de tankers, comptaient sur des contrats à long terme et à quantité déterminée avec des producteurs tel que le séoudien Aramco. Les traders n’avaient pas la possibilité d’y intervenir pour faire des profits. Le premier grand trader pétrolier a fait son entrée en scène en 1974 avec Phibro. A la fin des années 70 et au début des années 80, le marché a changé de manière spectaculaire. Les multinationales se sont retirées du secteur des transports par tanker. Aujourd’hui, les traders dominent le marché, où l’activité spéculative est immense.

A présent, une poignée de compagnies détient l’essentiel de la spéculation sur les contrats pétroliers à terme : Glencore, auparavant détenu par Marc Rich, la compagnie hollando-suisse Vitol, Morgan Stanley, Phibro (du groupe Citicorp), Goldman Sachs et la française Total-Fina-Elf. Depuis l’année dernière et son rachat de Bankers Trust, la Deutsche Bank y participe aussi dans une certaine mesure.

Un autre facteur dans l’explosion des prix du pétrole est le degré sans précédent de cartellisation et de concentration des quatre géants pétroliers : Exxon-Mobil, BP-Amoco, Total-Fina-Elf et Royal Dutch Shell. Dans ce contexte de fusions géantes des deux dernières années, on a mis en oeuvre des mesures de restructuration et de réduction des coûts qui ont entraîné l’abandon, par ces géants, du raffinage et du transport. Au lieu de maintenir leur propre flotte, ils affrètent des tankers. Ainsi, les flux pétroliers se trouvent à la merci d’une pénurie de tankers. De plus, le recours à l’affrètement représente un important coût supplémentaire ajouté au prix final du brut.

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