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Stratégie nucléaire au Proche-Orient : une nouvelle « division du travail »

La rédaction
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Dans les 36 heures qui ont suivi le discours du président Bush sur le Proche-Orient, le quotidien israélien Ha’aretz a publié différents articles indiquant l’instauration d’une nouvelle « division du travail » au niveau de la stratégie nucléaire. Selon des analystes stratégiques confirmés, les capacités israéliennes de planifier et de mener une attaque nucléaire ont été considérablement améliorées - avec le soutien du Pentagone.

Toutefois, la capacité d’Israël de lancer des missiles balistiques intercontinentaux à ogive nucléaire (ICBM) a alerté certains dirigeants militaires américains. Commentant les signaux répercutés dans les médias israéliens, LaRouche a qualifié la nouvelle capacité israélienne de « changement de phase » dans une situation stratégique mondiale déjà très dangereuse.

Un premier article de Ha’aretz (26 juin), intitulé « Israël peut maintenant lancer des missiles à n’importe quel endroit sur Terre », évoque la signification stratégique du récent lancement de son satellite espion Ofek 5. Il cite le Pr Moshe Gelman, président de l’Institut Asher à l’Institut de technologie Technion-Israël : « Dès que l’Etat d’Israël s’est doté de la capacité de lancer un satellite en orbite autour de la Terre à une hauteur de plusieurs centaines de kilomètres, il a démontré [sa] capacité à lancer, au moyen de missiles, une charge pouvant frapper n’importe quel endroit à la surface de la Terre (...) Il n’y a pas de différence entre le trajet d’un missile balistique et une fusée utilisée pour lancer un satellite en orbite. La seule différence est la cible. Une fusée quitte l’atmosphère et continue à orbiter autour de la terre, tandis qu’un missile balistique sol-sol quitte l’atmosphère puis revient sur Terre. »

Le lendemain, le correspondant politique de Ha’aretz, Aluf Benn, écrivait qu’« un Iran doté de capacité nucléaire est perçu comme le principal risque stratégique pour Israël, parce que cela mettrait fin à son monopole présumé [en termes d’armes nucléaires] dans la région. La majorité des éléments en Israël estiment qu’il faut être prêt à tout, y compris, si nécessaire, à l’utilisation de la force, pour empêcher Téhéran de réaliser une capacité d’armes nucléaires ».

Dans ce même numéro du 27 juin, Ha’aretz fait état d’un exposé présenté le 26 juin par le directeur du Mossad, Ephraim Halevy, devant une session à huis-clos du Conseil nord-atlantique de l’OTAN à Bruxelles. Halevy a accusé l’Iran, l’Irak, la Syrie et la Libye de conspiration en vue d’acquérir des armes nucléaires, chimiques et biologiques. Ont participé au briefing, entre autres, le secrétaire général de l’OTAN Robertson, le président de la Commission militaire de l’OTAN, l’amiral Guido Venturi et l’ambassadeur américain à l’OTAN, Nicholas Burns, qui, assis à côté de Halevy, a longuement cité le discours du 24 juin de Bush.

Halevy a accusé l’Iran de mettre au point le type de capacités nécessaires pour produire des armes nucléaires, ainsi que des systèmes de missiles capables de lancer ces armes. Pour lui, l’adhésion de l’Iran à la Convention des armes chimiques est un simple paravent « cachant la construction d’une infrastructure civile à usage double, qui pourrait être très rapidement convertie en capacités de production de grandes quantités de gaz VX ». Il a aussi accusé l’Irak de tout faire pour produire des armes de destruction massive. « Nous avons des preuves partielles qu’ils ont recommencé leur production de VX et d’anthrax. » Il a ensuite dénoncé la possession par la Syrie de missiles Scud ainsi que sa capacité de produire du sarin. La Lybie tenterait également, selon lui, d’acquérir des armes nucléaires. Quant à Arafat et à l’Autorité palestinienne, Halevy les accuse d’avoir rejoint la Syrie, l’Iran et l’Irak sur la liste des « pays hôtes » qui facilitent les attentats terroristes et les commandos suicides.

En commentant les propos de Halevy à Bruxelles dans son édition du 28 juin, Ha’aretz a d’abord noté que le discours du président Bush sur la politique américaine vis-à-vis du Proche-Orient contenait « certains éléments mis de l’avant par Halevy lui-même et par le chef d’état-major israélien désigné, le général Moshe Ya’alon, lors de récentes visites à Washington ». L’exposé du chef du Mossad à Bruxelles a donc « été interprété non pas comme une position indépendante d’Israël mais comme le brouillon d’une politique conjointe américano-israélienne, ou du moins d’une approche Pentagone-Forces de défense israéliennes-Mossad. »

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