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Subprimes : quand un juge peut faire sauter le système

La rédaction
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17 novembre 2007 (Nouvelle Solidarité) - Après l’explosion du marché américain de Subprimes - prêts hypothécaires à risque - de cet été, la décision d’un juge fédéral de Cleveland, le 31 octobre dernier, pourrait porter le coup de grâce à ce marché, plongeant le système monétaire encore plus dans le marasme. En effet, le juge Christopher A. Boyko a décidé de rejeter une plainte déposée par Deutsche Bank National Trust Co. cherchant à saisir 14 logements dont les propriétaires n’étaient plus en mesure d’assurer les mensualités.

Boyko a justifié cette décision par le fait que les titres de propriété, les hypothèques ainsi que les documents prouvant que Deutsche Bank était propriétaire des dits logements, n’ont pas été dûment enregistrés auprès des administrations publiques. Ceci reflète une pratique adoptée depuis que les prêts hypothécaires font l’objet d’une « titrisation », une procédure par laquelle ils sont cédés à d’autres sociétés (dites véhicules d’investissement structurés) qui s’en servent pour émettre d’autres actifs pour lesquels ces prêts servent de « caution ». On parle alors de titres adossés à des hypothèques (MBS), et de CDO (collateralised debt obligations). Comme l’a dit le New York Times du 14 novembre, le processus de titrisation a conduit à un laisser aller où tout est fait « vite et bon marché » en éliminant toute trace écrite d’un bout à l’autre de la chaîne !

« Tout ceci apparaît comme très grave », a déclaré Lyndon LaRouche, dirigeant de la faction pro-Roosevelt du Parti démocrate. Car le fait que les banques apparaissent comme ayant transformé des hypothèques en des avoirs exigibles, crée la suspicion légitime, même si non prouvée, qu’en titrisant, on a utilisé à plusieurs reprises les mêmes emprunts. N’importe qui peut voir que c’est un processus qui permet de dupliquer l’utilisation des avoirs et que les dettes dépasseront largement les avoirs. Personne ne sait combien est promis sur un seul avoir. C’est comme si quelqu’un émettait un chèque et le signait, mais ne permettait pas de le faire circuler, et que ce chèque soit utilisé ensuite pour créer un processus inflationniste.

C’est toute l’importance, a dit LaRouche, de la décision du juge de Cleveland dont les conséquences dépassent de loin son action, car le fait même de créer le soupçon que les banques soient en train de dupliquer leurs avoirs de la sorte, est suffisant en soi pour provoquer la chute de l’ensemble du système. « Ces gens ont été surpris déculottés alors qu’ils n’étaient pas assis sur les WC », a dit LaRouche, ironisant. Le fait même que ce type de situation se produise prouve que nous « sommes devant une crise finale du système et non pas devant une simple crise gérable ». Cette situation ne peut plus être gérée, selon les critères habituels. « Le pire n’est pas derrière nous, a-t-il ajouté, il est devant nous ».

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