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Summers manipule-t-il les marchés pour le compte de Gore ?

La rédaction
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De nombreux signes indiquent que le secrétaire américain au Trésor utilise sa position pour favoriser les ambitions présidentielles d’Al Gore. En effet, les milieux informés dans les marchés obligataires trouvent bizarre et même irresponsable son communiqué du 3 février, dans lequel il annonce que le département du Trésor a l’intention de racheter sur le marché libre 30 milliards de dollars de dettes exclusivement sous forme de bons du Trésor à trente ans.

Il a ainsi provoqué un fort déclin des taux sur les obligations à trente ans. Au 7 février, ils étaient tombés à 6,18 %, alors que les fonds de pension et les compagnies d’assurances s’empressaient d’en acheter, craignant une pénurie de ces titres dont ils sont légalement tenus de détenir une certaine quantité comme garanties pour d’autres investissements. En revanche, les taux des bons du Trésor à deux ans atteignaient 6,71 %, inversion malsaine de la courbe normale des rendements.

Les observateurs interprètent cette action comme une tentative évidente de Summers de maintenir le marché des actions à un niveau élevé, et avec lui l’« effet richesse » du consommateur, jusqu’après les élections. Pour juger s’il faut acheter ou vendre des actions, les intervenants à la Bourse calculent le rendement des actions par rapport à celui des bons du Trésor à trente ans. La chute de ces derniers déclenche automatiquement les programmes informatiques d’achat de toutes les grandes banques et sociétés de Wall Street. Ce serait un des facteurs responsable de la hausse de 9,2 % du Nasdaq dans la semaine suivant la hausse des taux d’intérêt de la Fed, le 2 février !

Dès le lundi 7 février, le loyer des obligations à trente ans avait chuté de 0,2 % pendant deux jours ouvrables, entraînant des milliards de dollars de pertes pour certaines banques et investisseurs financiers. Ensuite, du 8 au 10 février, il y a eu une hausse tout aussi soudaine de 0,2 %, après que le secrétaire Summers ait confié à des journalistes qu’il envisageait de changer de stratégie pour le rachat de la dette. Revenant sur sa déclaration précédente, il a laissé entendre que le rachat ne concernerait pas seulement les bons à trente ans mais ceux à toutes échéances.

Le désir de stabiliser le marché n’explique sans doute pas sa première décision de limiter les rachats aux bons à trente ans. Ceux-ci servent depuis plus de vingt-cinq ans de « référence mondiale » sur laquelle s’alignent d’autres taux, depuis les certificats d’hypothèque danois jusqu’aux obligations allemandes et aux euro-obligations. Si Summers avait seulement voulu baisser le coût du service de la dette fédérale en diminuant les taux d’intérêt, il l’aurait fait discrètement, répartissant les achats sur toutes les échéances, à deux, dix et jusqu’à trente ans, abaissant ainsi légèrement tous les taux. Même l’ancien secrétaire Robert Rubin, maintenant PDG de la Citicorp, a publiquement mis en doute la sagesse de l’initiative de Summers.

Bref, l’action du Trésor est une simple manoeuvre. Elle va à l’encontre de la politique déclarée de la Fed consistant à augmenter les taux d’intérêt jusqu’à ce que l’euphorie boursière et l’effet richesse commencent à diminuer, dans l’espoir de reprendre le contrôle du déficit des comptes courants et cela avant qu’il ne conduise à une crise totale du dollar d’ici quelques mois.

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