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Sur trois continents, on reparle de réacteurs nucléaires

La rédaction
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Lors du dernier sommet franco-anglais, le 9 juin, le président Jacques Chirac et le Premier ministre Tony Blair se sont mis d’accord sur la création d’un Forum nucléaire franco-anglais destiné à promouvoir la coopération en matière de développement et de construction de réacteurs nucléaires. Les sociétés françaises espèrent jouer un rôle important dans la construction des quelque douze nouveaux réacteurs dont il est maintenant question en Grande-Bretagne.

Quant à la Russie, Vladimir Poutine a lancé un appel à l’action dans son discours à une réunion de hauts fonctionnaires de l’industrie nucléaire le 9 juin : « Le pourcentage du nucléaire dans la balance énergétique du pays se situe actuellement à 16 %. Si nous continuons au même rythme qu’aujourd’hui, vers l’an 2030, le pourcentage ne sera plus que de 1 à 2 %. » Il y a quelques mois, Poutine avait demandé au gouvernement russe de travailler sur un programme assurant que le nucléaire représente 25 % de la production d’électricité d’ici l’an 2020.

Serguei Kiriyenko, qui dirige Rosatom (l’Agence fédérale pour l’énergie atomique), a annoncé que la Russie devrait construire 40 centrales nucléaires d’ici 2030. En ce moment, seules trois unités nucléaires sont en construction - Beloyarskaïa, Volgodonskaïa et Kalinskaïa. Le ministre de l’économie German Gref précisait le 7 juin que 18 milliards de roubles, soit 674 millions de dollars, seraient alloués à ces projets. Fin mai, Kiriyenko avait fait savoir que la construction d’un surgénérateur de 2,1 milliards de dollars, le BN-800, serait lancée comme quatrième unité sur le site de Beloyarsk. Les travaux de conception d’un surgénérateur avancé refroidi par sodium ont commencé il y a plus de dix ans déjà et il devrait être opérationnel en 2012.

Entre-temps en Afrique du Sud, le ministre des Industries publiques Alec Erwin a déclaré devant le Parlement que la technologie nucléaire, notamment le réacteur à lit de boulets sud-africain (Pebble Bed Modular reactor - PBMR), fournirait de l’énergie au pays par une méthode efficace et peu chère. Erwin souligna : « En raison de la demande urgente d’une énergie abondante, propre et peu chère et vu l’absence de sources de combustible primaire dans les régions côtières d’Afrique du sud, le PBMR représente une alternative plausible et compétitive en termes de coût. » Selon lui, les PBMR pourraient être installés près des utilisateurs. Chaque module de PBMR produira environ 400 MW, et deux modules ne prennent pas plus de place qu’un terrain de foot. De nouvelles unités peuvent être ajoutées par la suite grâce au dessin modulaire. Le gouvernement sud-africain entend subventionner la construction d’une unité de démonstration de PBMR et d’une usine pilote de combustible, tout en accélérant les études d’impact écologique.

Aux Etats-Unis, on étudie plus de 20 projets de nouveaux réacteurs nucléaires implantés sur des sites où un réacteur nucléaire existe déjà. Mais certains Etats, qui n’en disposent pas encore, s’y intéressent également. Le président de l’Oklahoma Corporation Commission proposait dans un discours devant le Tulsa Press Club, le 7 juin, que l’Etat de l’Oklahoma songe à construire son premier réacteur, car 80 % de ceux qui vivent à proximité des réacteurs - que ce soit en Arkansas, au Missouri ou au Texas, sont favorables à l’énergie atomique.

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