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Surréalisme à Ottawa

La rédaction
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Malgré l’état catastrophique de la finance mondiale, les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G-7 ont affiché leur « optimisme » lors de leur réunion semi-annuelle à Ottawa les 8 et 9 février. Le secrétaire au Trésor Paul O’Neill a déclaré que l’Amérique avait déjà surmonté « la partie la plus difficile de la récession économique » et que « les germes de la reprise sont déjà visibles », il suffit de les « nourrir ». Il a prévu des taux de croissance d’au moins 3 % d’ici la fin de 2002.

Mais la réalité est tout autre comme en témoigne la vague de faillites sans précédent dans les pays du G-7. Selon les derniers rapports de Standard & Poor’s, décembre 2001 a marqué un nouveau record de défauts de paiement sur les obligations d’entreprises : en un seul mois, 27 compagnies ont été dans l’impossibilité de rembourser pour 25,3 milliards de dollars de dettes. Les chiffres de décembre comprenaient bien sûr Enron mais, même en janvier 2002, le nombre et le volume de défauts de paiements des sociétés ont battu un autre record : 41 sociétés ont fait défaut sur 31,3 milliards de dollars de dettes, dont le groupe Global Crossing (7,6 milliards) et la chaîne de distribution Kmart (3,8 milliards). Entre-temps, les cours des actions des grands groupes américains ont plongé dès que les investisseurs ont compris qu’Enron n’était pas un cas isolé et que les manipulations comptables étaient monnaie courante dans les années 90.

Après la chute des indices boursiers japonais vers des planchers jamais atteints en dix-huit ans, le ministre nippon des Finances Masajuro Shiokawa, a présenté son point vue quelque peu étrange du problème : « Il faut arrêter cette chute des actions. C’est comme la dysenterie. Il faut l’arrêter. » Il annonça alors le déblocage imminent d’un fonds public de 15 milliards de dollars afin d’acheter, avec l’argent des contribuables, les actions des banques privées qui sont de fait insolvables depuis longtemps.

En Europe, le déclin accéléré de l’économie allemande tire ses voisins vers le bas. En janvier, le taux de chômage officiel a augmenté pour le treizième mois consécutif pour atteindre 4,29 millions de travailleurs. Le profit warning de DaimlerChrysler pour 2002 indique que les prévisions des entreprises en matière de profits pour les exercices 2002 et 2003, sont largement illusoires. Etant donné les problèmes d’endettement du groupe de médias Kirch, le spectre de grandes faillites commence aussi à hanter l’Allemagne. Enfin, l’« incident » de 750 millions de dollars aux Allied Irish Banks indique que les manipulations comptables sont répandues dans l’ensemble des économies du G-7.

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