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Tandis qu’on pleure Rabin, Sharon fait la fête

La rédaction
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Lors de l’office religieux célébrant le septième anniversaire de l’assassinat d’Yitzhak Rabin, sa fille Dalia a durement critiqué les dirigeants « qui n’ont rien fait pour étouffer la campagne d’incitation à la haine contre son père ». Selon le quotidien israélien Ha’aretz du 18 octobre, « elle a aussi critiqué les dirigeants du Parti travailliste pour n’avoir pas eu le courage de poursuivre l’oeuvre qui coûta la vie à son père. Au lieu de se battre pour défendre la voie qu’il avait choisie, ils n’ont pas su résister au déluge et ont cherché à se mettre à l’abri ». Toujours selon le quotidien, le ministre des Affaires étrangères, Shimon Pérès, ainsi que le ministre de la Défense et président du Parti, Benjamin Ben Eliezer, sont restés muets devant Dalia Rabin, bien conscients d’avoir désormais emprunté « la voie tracée par le Premier ministre, Ariel Sharon ».

Ha’aretz cite ensuite directement Dalia Rabin : « Que serait-il arrivé si l’assassin n’avait pas atteint son but ? A quoi ressemblerions-nous ? Chaque année passée depuis l’assassinat rend la question plus complexe. Chaque jour aggrave la perte de repères, la profondeur de la déchirure, la perte d’espoir (...) nous sommes tous entourés de suspicion et de haine et il n’y a personne pour nous sauver. » Elle a alors levé les yeux vers les dirigeants politiques du pays, notamment Benjamin Netanyahou qui avait « un regard perçant », écrit Ha’aretz, tout en poursuivant : « Nous avons eu tort de croire que l’assassin ne pourrait pas nous détourner de notre voie. La paix brisée a transformé notre espoir en illusion amère. Les faux prophètes ont à nouveau la tête haute et essaient de conduire notre nation bien aimée et notre peuple dans une impasse. »

Presque au même moment, le Premier ministre Ariel Sharon se trouvait à Washington, où il passait agréablement la soirée à la Blair House, en face de la Maison Blanche. Sharon était tellement heureux après sa rencontre avec le président George W. Bush qu’il a entonné, avec ses plus proches collaborateurs, de vieilles chansons sionistes. C’est la première fois qu’un Premier ministre n’assiste pas à l’office religieux à la mémoire de Rabin.

Le même semaine, dans les colonies juives, des extrémistes se sont révoltés lorsque l’armée israélienne tenta de démanteler certaines colonies illégales établies en avant-poste. Ce mouvement d’extrémistes, qui est à l’origine du meurtre de Rabin, et ses dirigeants, sont décrits par le commentateur israélien Gideon Samet comme des « fascistes ». Dans l’édition du 23 octobre de Ha’aretz, il accuse : « Derrière leurs prétentions de [représenter un] « nouveau sionisme », on trouve le même mélange de messianisme, de mépris pour toute considération d’Etat et de légitimation de presque tous les moyens à des fins illégales. Et ils sont défendus par des hommes politiques de tendance proto-fasciste, qui n’avaient jamais, auparavant, réussi à infiltrer avec une telle force les cercles du gouvernement. Pourquoi fasciste ? Parce que, même selon la définition la moins passionnée, des gens comme [le ministre de l’Infrastructure Effie] Eitam correspondent aux spécifications de ce concept européen. Le caractère sacré du sol, même au-delà des limites de l’Etat, les concepts abstraits de la signification du peuple et de la patrie, et le fait d’être prêt à utiliser l’armée de la nation au service de tout ce que nous venons de mentionner. Israël, selon Eitam, n’est pas seulement une entité pragmatique dont le but est de se préoccuper du bien-être de ses habitants. Sa raison d’être, du Jourdain à la mer, est de « révéler l’image de Dieu au monde (...) d’être l’Arche de Noé du futur (...) de révéler les oeuvres de Dieu à travers l’histoire » et autres idioties qui se mesurent aux textes les plus dégénérés des sommets du romantisme allemand et italien. » Samet conclut qu’il existe une menace nationale de « fascisme juif rampant. (...) Le droit du colonialiste extrémiste fondamentaliste (...) est rapidement devenu une menace intérieure, non moins effrayante que la terreur venant de l’extérieur. »

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