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Tchernomyrdine et Gore dans un scandale de blanchiment d’argent

La rédaction
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La Bank of New York , une institution aussi ancienne que Wall Street, avait jusqu’ici une solide réputation. Ce n’est plus le cas. Elle fait actuellement l’objet d’enquêtes au criminel, accusée d’avoir facilité la fuite de capitaux et le blanchiment d’argent provenant de Russie, pour une somme estimée à 15 milliards de dollars.

Les premiers articles révélant ces enquêtes sont parus dans le New York Times du 19 août. La banque est aussi accusée d’avoir participé au détournement au vol de quelque 200 millions de dollars des fonds du FMI destinés à la Russie.

Selon USA Today , des enquêteurs estiment que jusqu’à 10 milliards de dollars de ces fonds ont ainsi pu être détournés. Ces enquêtes sont menées par les procureurs du district sud de New York, le FBI et la Security Exchange Commission (SEC), ainsi que par des autorités britanniques, russes et suisses. Le 24 août, le député Jim Leach a annoncé que la Commission bancaire de la Chambre des représentants, qu’il préside, va tenir des auditions sur le sujet au mois de septembre.

Les opérations financières entre la Bank of New York et la Russie étaient conduites par l’intermédiaire d’importantes personnalités mafieuses, intimement liées à l’ancien premier ministre Victor Tchernomyrdine et à la « Famille » Eltsine . Depuis 1993, l’« homme de liaison » avec la Russie, dans l’administration Clinton, était le vice-président Al Gore , qui a développé une « relation spéciale » avec Tchernomyrdine.

Comme nous l’avons plusieurs fois documenté, la connexion Gore-Wall Street-Russie est au centre d’opérations de corruption politique et financière. Cette connexion est maintenant étalée au grand jour dans les médias de l’establishment américain. Le 25 août, le Washington Post a publié un article de David Ignatius, intitulé « Qui a volé la Russie ? Al Gore était-il au courant de ces détournements massifs ? ». « On peut voir cette question rouler vers Gore comme un train de marchandises dans la nuit, écrit Ignatius : que savait le vice-président du pillage de la Russie par le crime organisé, et pourquoi n’a-t-il pas fait plus pour l’arrêter ? Cette question appelons ça le "Russiagate" a fait l’objet d’une forte attention ce mois-ci, après les révélations du New York Times » .

Ignatius trouve grotesque que le crime organisé russe ait pu blanchir des milliards de dollars par l’intermédiaire de la Bank of New York, sans que les autorités américaines en aient eu vent. « La plus grande vulnérabilité de Gore doit être sa relation étroite avec l’ancien premier ministre russe Viktor Tchernomyrdine. Le vice-président avait formé ce qui équivalait à une alliance politique avec le premier ministre russe, malgré la preuve criante que Tchernomyrdine était de connivence avec les forces de la corruption et faisait lui-même partie des oligarques grâce à ses parts dans Gazprom, le monopole d’Etat du gaz naturel qu’il a aidé à "privatiser" dans ce qui peut être appelé des circonstances douteuses. (...) "Tout était étalé devant Gore (...) mais il ne voulait pas en entendre parler", dit un ancien responsable gouvernemental bien informé, évoquant un rapport de 1995 sur les activités de Tchernomyrdine. "Notre gouvernement savait parfaitement ce qui se passait." (...) Dévoiler les détails de cette affirmation ce que savait Gore (...), sera un grave défi pour la presse américaine et russe au moment où nous entrons dans cette saison de campagne. Gore pourrait regretter longtemps sa décision d’avoir pris un rôle dirigeant dans la politique russe, à travers de ce qui est connu comme la "Commission Gore-Tchernomyrdine". »

Selon le Washington Post, l’une des cadres supérieures de la Bank of New York est l’épouse de Konstantin Kagalovsky, qui fut le représentant russe auprès du FMI de 1993 à 1995, et le FBI enquête actuellement sur le « détournement » des 200 millions de dollars du FMI destinés à la Russie. Ce « pourrait être une patate chaude politique pour Gore, étant donné que le vice-président était un bruyant avocat des prêts continuels à la Russie », même quand il était évident que « c’était mal employé par les oligarques affairistes et leurs copains politiques ».

On pourrait ajouter la chose suivante. De juillet à septembre 1998, Gore, opérant à l’insu de Clinton, a voulu remettre Tchernomyrdine au poste de premier ministre russe, dans le contexte d’un arrangement douteux contracté avec certains banquiers de Wall Street et des gérants de hedge funds, qui risquaient de perdre des milliards après l’annonce, le 17 août 1998, par le gouvernement russe d’un gel de 90 jours du paiement de la dette russe. Gore complota avec David Shaw, George Soros et d’autres banquiers qui allaient se retrouver plus tard piégés par la faillite du hedge fund LTCM. 

Peu après cette faillite, le hedge fund D.E Shaw coulait à son tour, obligeant la Bank of America à passer par pertes et profits 500 millions de dollars de la deuxième moitié des pertes de 1998, toutes liées à la spéculation de Shaw sur les marchés financiers russes. En outre, pas plus tard qu’en 1995, selon le New York Times du 23 novembre 1998, Gore est intervenu pour arrêter une enquête de la CIA sur Tchernomyrdine, qui avait amassé une fortune personnelle estimée à cinq milliards de dollars en pillant le Trésor russe et en encaissant les pots de vin versés par des intérêts étrangers. Quand Gore lut l’étude de la CIA, il la renvoya, avec des « noms d’oiseaux » griffonnés sur la couverture du dossier.

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