Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Technologie européenne contre pétrole et gaz russes

La rédaction
visites
937

L’Union européenne et la Russie envisagent la négociation d’un accord sur 20 ans pour la livraison de pétrole et de gaz naturel russes à l’UE. En échange de ce « partenariat énergétique stratégique », l’UE investirait quelque cinq milliards de dollars par an dans la production de ces matières premières ainsi que dans les réseaux d’oléoducs et de gazoducs russes. Il est question de doubler les exportations d’énergie russe vers l’Union européenne pour qu’elles constituent à moyen terme 40 % de la consommation énergétique européenne.

Le « plan Prodi » a d’abord été présenté aux Russes pendant la visite surprise du chancelier allemand Gerhard Schroeder à Moscou, le 25 septembre, pour des entretiens avec le président Vladimir Poutine.

Les recettes provenant de ces ventes à l’UE permettraient aussi à la Russie d’investir dans d’autres secteurs que l’énergie, par exemple dans le développement de la Sibérie et de la région extrême-orientale qui revêt une grande importance stratégique. Outre des projets d’investissements industriels, la Russie voudrait aussi consacrer des fonds aux infrastructures, comme par exemple, la construction de nouvelles autoroutes et lignes de chemin de fer entre l’Oural et la côte Pacifique. Côté européen, il deviendrait intéressant d’investir dans deux nouveaux pipelines débouchant en Europe de l’Ouest, l’un provenant de Sibérie du Nord en passant par la Pologne et la Slovaquie, l’autre traversant les Balkans.

Certes, dans le passé, on a déjà discuté à plusieurs reprises de projets « pétrole contre technologie », mais ce nouveau « plan Prodi » est marqué par un certain sentiment d’urgence, car les gouvernements de l’UE se savent stratégiquement vulnérables, pris comme ils sont dans la double crise de l’euro et du pétrole depuis début septembre. Depuis lors, les gouvernements français et allemand ont décidé d’explorer les possibilités de contrats à long terme avec l’OPEP et avec la Russie, afin de réduire les effets des manipulations des prix du pétrole à la bourse pétrolière de Londres et au Nymex (bourse mercantile de New York).

Le ministre français de l’Economie et des Finances Laurent Fabius et le ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine ont proposé aux gouvernements de l’OPEP une réunion spéciale à Paris avec l’UE, peu avant la conférence des pays producteurs de pétrole qui se tiendra à Vienne le 12 novembre. Cette rencontre a été arrangée lors d’une conversation téléphonique entre le Premier ministre français Lionel Jospin et le président vénézuélien Hugo Chavez, le 27 septembre, durant la tenue à Caracas du sommet des chefs de gouvernement de l’OPEP, à l’occasion de son quarantième anniversaire.

Il est significatif que le président Poutine ait aussitôt approuvé le « plan Prodi », lors de ses discussions avec le chancelier Schroeder. Deux jours plus tard, le vice-Premier ministre russe Viktor Kristenko était dépêché à Bruxelles pour des pourparlers avec la Commission européenne. Après un entretien téléphonique avec Poutine le 28 septembre, le président de la Commission européenne Prodi en a informé dès le lendemain les ministres des Finances de l’UE réunis au Luxembourg. Ensuite, le 4 octobre, lors d’une session extraordinaire, la Commission européenne a adopté un mémorandum appelant à :

1) un dialogue intensifié avec les nations de l’OPEP,

2) une coopération renforcée, à travers « un partenariat énergétique stratégique » avec la Russie,

3) des mesures pour neutraliser la spéculation sur les prix de marché du pétrole et du gaz naturel.

Ce mémorandum sera discuté à nouveau le 12 octobre à Moscou entre les émissaires de l’UE et le gouvernement russe. Il est possible que la proposition « technologie européenne contre pétrole et gaz russes » soit déjà adoptée au sommet de l’Union européenne de Biarritz, le 14 octobre. A condition qu’il n’y ait pas de sabotage bureaucratique, la signature de l’accord pourrait avoir lieu dès le 30 octobre, à l’occasion du sommet UE-Russie à Paris, auquel assistera Poutine.

Contactez-nous !