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Tempête financière sur l’Amérique ibérique

La rédaction
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La grande crise financière qui a frappé l’Argentine au début de cette année se propage avec force aux pays voisins. Selon certains analystes, la crise qui touche l’Ibéro-Amérique aura des conséquences systémiques.

Frappé de plein fouet par les dévalorisations de la monnaie brésilienne et les récents troubles financiers, l’Uruguay, important centre bancaire offshore, a déclaré le 30 juillet un congé bancaire. Il s’agit d’une tentative désespérée de stopper l’hémorragie des réserves en devises, qui sont passées de 3,1 milliards de dollars fin 2001 à 755 millions récemment. Un tiers des dépôts bancaires uruguayens ont déserté le système financier au cours du premier semestre, essentiellement récupérés par des Argentins. En effet, après avoir placé leur argent (près de 2,2 milliards de dollars) dans les banques uruguayennes pour échapper au chaos bancaire qui régnait dans leur pays, ils l’ont ensuite retiré car ils manquaient de liquidités.

Plus récemment, les Uruguayens se sont mis à leur tour à retirer leurs dépôts bancaires, de peur que l’on impose un gel des dépôts comme en Argentine. Le 30 juillet, le peso uruguayen a chuté de 22,9 %, s’échangeant à 35 unités pour 1 dollar. Des négociateurs sont actuellement en discussions à Washington pour tenter d’obtenir le déblocage d’un prêt de 3 milliards de dollars que le FMI a consenti à l’Uruguay.

Une crise majeure a aussi éclaté au Brésil, première économie ibéro-américaine. Le Brésil, qui a 230 milliards de dollars de dette extérieure (60 % du PIB), a été frappé par la grande instabilité boursière qui a fait chuter le real à un niveau plancher contre le dollar, faisant grimper les rendements des obligations. Le 30 juillet, le real a perdu 4,57 % contre le dollar, après une première dévaluation de 5,4 % la veille. La monnaie brésilienne a terminé la journée à 3,23 unités contre 1 dollar. Le risque-pays du Brésil a atteint un nouveau record de 2390 points de base.

Selon certaines rumeurs, le Brésil pourrait aussi imposer un congé bancaire. Folha de Sao Paolo rapportait que le 29 juillet, l’extrême rareté des dollars disponibles avait créé un « trou » de 2 à 3 milliards de dollars dans la comptabilité bancaire brésilienne, les banques ayant tenté de satisfaire la demande de leurs clients. Les entreprises brésiliennes ont 10,6 milliards de dollars de dettes arrivant à échéance d’ici le 31 décembre, mais ne pouvant pas être prorogées. Les prêts aux entreprises ont chuté de 10,8 milliards de dollars à 5,7 milliards depuis mars.

Les effets internationaux de cette crise ibéro-américaine sont particulièrement ressentis en Espagne, qui a investi près de 30 milliards de dollars au Brésil ces dernières années et, en conséquence de la crise de ces dernières semaines, est confrontée à un krach boursier majeur, avec la chute des actions des grandes banques.

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