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Tentative désespérée de sauver la tête de Cheney

La rédaction
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Après que le président de la Commission du renseignement du Sénat, Pat Roberts, se soit engagé auprès de son collègue démocrate Jay Rockefeller à ouvrir une enquête officielle sur l’évaluation des renseignements avant la guerre d’Irak, le « Cheneygate » est entré dans une nouvelle phase. A l’issue de discussions avec plusieurs sources appartenant à la communauté du renseignement américain, il paraît probable que le sort du vice-président Dick Cheney - et l’orientation de l’administration Bush - seront déterminés par l’issue de cette bataille.

Selon le règlement de la Commission du renseignement du Sénat, une enquête peut être ouverte dès lors que cinq membres en font la demande officielle. En outre, en sa qualité de vice-président de la Commission, le sénateur Rockefeller peut présider les séances en l’absence de Roberts. Face à cette situation, les amis de Cheney ont lancé dès le 3 novembre une série de manoeuvres destinées à saboter le travail de la Commission. Cependant, ces actions risquent fort de se retourner contre eux, ou même de provoquer un scandale de type Watergate, accélérant la démission ou la destitution de Cheney.

Après que le sénateur Rockefeller a annoncé l’ouverture d’enquêtes formelles sur certains aspects du processus de renseignement, des lettres ont été envoyées au Pentagone, au département d’Etat, à la CIA et à la Maison-Blanche, leur demandant de fournir certains documents spécifiques, ainsi que la permission d’interroger les personnes concernées. Au 31 octobre, le département d’Etat et la CIA avaient largement accédé à ces demandes, tandis que la Maison-Blanche et le Pentagone traînaient les pieds. Le 31 octobre, une dépêche du groupe de presse Knight-Ridder indiquait que de hauts responsables du bureau de Cheney exerçaient de fortes pressions sur Roberts pour bloquer toute enquête sur les abus de la Maison-Blanche concernant le processus de renseignement, et faisant porter à la CIA la responsabilité des erreurs d’évaluation. Cependant, cette tactique n’a pas marché.

Alors que les pressions se multipliaient pour que l’on examine sérieusement les agissements de l’entourage de Cheney, des coups tordus furent organisés pour arrêter l’enquête de la Commission. Le 4 novembre, le présentateur d’une station de radio de droite, Sean Hannity, révélait l’existence d’un mémorandum interne, apparemment rédigé par le secrétariat des membres démocrates de la Commission, décrivant une « stratégie partisane » visant à exploiter l’enquête parlementaire dans le contexte des élections législatives et présidentielle de 2004. Immédiatement, le président de la Commission, Pat Roberts, et certains sénateurs républicains « durs » ont attaqué Rockefeller, accusant les démocrates de la Commission de « politiser » l’enquête. Le New York Post de Rupert Murdoch appelait Rockefeller à démissionner de la Commission, tandis que le Washington Times (lié à la secte Moon) demandait le changement des règles de la Commission, afin de donner à son président une prépondérance absolue.

Reflétant cette panique des républicains, le président du groupe républicain au Sénat, Bill Frist, ferma la commission du renseignement le 7 novembre, annulant toutes ses activités. A la tribune, Frist déclara que le projet esquissé dans le mémorandum démocrate « politiserait la Commission du renseignement de sorte qu’elle serait incapable de remplir ses responsabilités envers le Sénat des Etats-Unis et le peuple américain ». Il demanda que l’auteur du mémo dérobé « s’identifie (...) désavoue cette attaque partisane » et « présente ses excuses » au président de la Commission Roberts. Ce dernier déclara personnellement : « Tant que ce plan et cette stratégie répréhensibles visant à saboter l’important travail de la Commission ne sont pas correctement dénoncés, je crains qu’il ne soit impossible de retrouver une activité normale dans la Commission . »

S’exprimant sur différentes radios de Washington, Lyndon LaRouche a dénoncé cette campagne comme une « tentative pour sauver la tête de Cheney ».

Le vice-Président et son groupe ont en effet de bonnes raisons de craindre le travail de la Commission, dont l’enquête devait s’intéresser :

  • au rôle du Bureau des plans spéciaux, l’unité du Pentagone dirigée par l’assistant au secrétaire à la Défense, Douglas Feith, qui était chargée de la planification de la guerre d’Irak et des informations provenant du renseignement.
  • à John Bolton, responsable du contrôle des armements au département d’Etat, qui a exagéré les rapports sur les programmes irakiens d’armes de destruction massive, dans la campagne en faveur de la guerre.
  • au Dr Robert Joseph, l’officier responsable des questions de prolifération au Conseil national de sécurité (NSC), au sujet du mensonge inséré dans le fameux discours sur l’état de l’Union. Joseph est un protégé de longue date du néo-conservateur Richard Perle, membre du Defense Policy Board qui a joué un rôle clé dans l’histoire de l’uranium nigérien.
  • à la révélation de l’identité d’une agente de la CIA, Valerie Plame, épouse de l’ancien ambassadeur Joe Wilson, qui avait discrédité l’histoire de l’uranium nigérien sur laquelle il avait enquêté.
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