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Tentatives de déstabilisation en Asie orientale

La rédaction
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En Asie orientale, la situation de la péninsule coréenne est des plus vulnérables suite à la destitution sans précédent du Président, le 12 mars. D’autre part, à Taiwan, l’incertitude politique risque de perdurer. Signalons que le vice-Président américain, Dick Cheney, chef de file des néo-conservateurs qui font tout pour empêcher une solution au problème du programme d’armes nucléaires de la Corée du Nord, sera dans la région en avril. Il se rendra au Japon, en Chine et en Corée du Sud où il sera présent pour les élections nationales du 15 avril.

La situation est en effet délicate. Après la décision du Parlement de destituer le président Roh Moo Hyun, ce dernier a été suspendu de ses fonctions et remplacé, en intérim, par le Premier ministre Goh Kun. Il reste à la Cour constitutionnelle de juger de la légalité de cette mesure, mais elle ne le fera pas avant les élections. Depuis octobre dernier, les néo-conservateurs américains autour de Cheney oeuvrent à un « changement de régime » à Séoul. Leur attitude intransigeante à l’égard de la Corée du Nord a mené le 28 février à l’échec les négociations des Six (Corée du Nord et du Sud, Chine, Japon, Russie, Etats-Unis). Fort de sa majorité à l’Assemblée nationale, le Grand Parti national d’opposition, proche de l’American Enterprise Institute néo-conservateur de Washington, a forcé le vote contre le Président pour cause d’infractions électorales, pourtant écartées précédemment par la Commission électorale nationale comme infractions « mineures ». Depuis le 12 mars, on assiste régulièrement à de grandes manifestations dans les villes sud-coréennes, regroupant jusqu’à 500 000 personnes. Selon les sondages, entre 70 et 75% des Sud-Coréens estiment que la destitution n’était pas fondée. Le président Roh avait pris ses distances avec le projet de route de la Soie et de « politique de l’éclaircie » (la réunification des deux Corées) de son prédécesseur, le président Kim Dae-jung, ce qui a déstabilisé le pays. Depuis les attentats de Madrid, la Corée du Sud est en alerte car elle a des soldats en Afghanistan et compte en envoyer 3000 en Irak pour avril. On craint des attaques terroristes sur le territoire national.

De même, au Japon, l’envoi de troupes en Irak a été décidé par le Premier ministre Koizumi, en dépit d’une forte opposition populaire, et le pays est en « alerte rouge . »

A Taiwan, règne une profonde division. Le Président sortant Chen Shui Bian et la vice-présidente Annette Lu, du Parti progressiste démocrate, ont été légèrement blessés dans un attentat à Tainan, deux jours avant les élections présidentielles du 21 mars. Il est probable que l’incident a effectivement favorisé le candidat sortant. Des analystes responsables avaient prévu que son adversaire du KMT, Lien Chan, le devancerait d’au moins un million de voix. Chan prône une politique plus amicale vis-à-vis de la Chine continentale. Finalement, Chen a gagné les élections avec seulement 30 000 voix d’avance, soit 0,2% des suffrages exprimés, et après l’annulation de 300 000 bulletins de vote. Pourtant, seuls 47% des électeurs se sont exprimés sur deux référendums nationaux concernant le renforcement de la défense contre la Chine continentale, énergiquement soutenus par Chen. La participation ayant été inférieure à 50%, les résultats ont été annulés. La différence énorme entre les deux votes suscite de sérieux doutes à Taiwan. Lien Chan a aussitôt demandé un recompte des voix et Chen s’est vu contraint d’accepter suite à la baisse de 10% de la Bourse en l’espace de deux jours. Par ailleurs, comme le gouvernement avait déclaré un état d’urgence à cause de l’attentat, les militaires et les policiers, connus pour leur opposition à Chen, n’ont pas pu voter. En outre, le gouvernement Bush a aggravé la méfiance à Pékin en félicitant Chen de sa victoire.

A Taiwan, on craint que, face à l’instabilité qui règne, les investisseurs économiques et financiers, sur le plan local et à l’échelle internationale, ne perdent confiance. Etant donné l’ampleur de ses réserves en devises étrangères - plus de 100 milliards de dollars américains - et son rôle d’investisseur en Asie, toute déstabilisation économique et financière aurait de lourdes conséquences. D’un autre côté, Taiwan et la Chine continentale ont, pour ainsi dire, une seule économie et les exportations taiwanaises en Chine dépassent désormais celles vers les Etats-Unis. Il est peu probable que Pékin permettra une déstabilisation économique à long terme de Taiwan.

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