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Tim Geithner et Obama ont-ils été les complices de S&P pour dégrader le AAA des États-Unis ?

La rédaction
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9 août 2011 (Nouvelle Solidarité) — Tout indique que Timothy Geithner, agissant pour le compte d’Obama, a activement conspiré avec David Beers, directeur à Standards and Poor’s Londres et chargé de l’attribution des notes souveraines, dans la dégradation de la note souveraine des États-Unis annoncée le vendredi 5 août par cette agence de notation. Les deux raisons avancées par S&P sont : 1) la nécessité de réduire le déficit de 4 000 milliards de dollars sur les dix prochaines années, et 2) la nécessaire révision des « politiques et des pratiques institutionnelles américaines ». Dans ce deuxième point, l’agence se permet clairement de faire pression pour que l’Amérique s’oriente vers une forme de dictature. L’un des représentants de S&P a résumé cette vision dans la soirée de vendredi lorsqu’il a déclaré à la télévision que l’Amérique était désormais « une démocratie dysfonctionnelle ».

Cependant, les coupes de 4 000 milliards sur dix ans et la sape de l’autorité constitutionnelle du Congrès dans la détermination du budget, sont deux objectifs poursuivis de longue date par Barack Obama. La Commission Simpson-Bowles mise en place par celui-ci en 2010 avait déjà pour objectif de réduire le déficit de 4 000 milliards sur dix ans. Et lorsque Obama a pris les commandes des « négociations sur le plafond de la dette » après le 4 juillet 2011, l’objectif de « son grand accord » était aussi de couper 4 000 milliards de dollars de dépenses sur dix ans.

Au vu de l’intelligence qui semble exister entre les objectifs de S&P et ceux d’Obama, nous ne serons pas surpris d’apprendre que les auditions de la Commission des finances de la Chambre des représentants ont révélé l’existence d’une grande quantité de courriers électroniques secrets échangés entre Geithner et Beers depuis mars 2011 au sujet de la notation de la dette américaine, et que tous deux ont eu « de nombreux contacts, fréquents et réguliers » depuis que Beers a placé la dette américaine sous « surveillance négative » au mois d’avril.

C’est Beers, cependant, qui, le 4 juillet, très probablement après s’être entendu avec Geithner, a pour la première fois rendu publics ces objectifs dans des déclarations au Financial Times de Londres et à Bloomberg News . Selon lui, l’action du Congrès pour relever le plafond du déficit du gouvernement américain ne serait pas suffisante pour préserver sa note AAA et il serait également nécessaire de procéder à des coupes budgétaires et à un relèvement des impôts pour réduire le déficit public de 4 000 milliards sur dix ans.

Obama s’est immédiatement emparé de la déclaration de Beers pour enfermer les négociations sur le relèvement du plafond du déficit public, rejetant tout relèvement simple et entamant des négociations secrètes avec Boehner pour « le grand accord ». C’est-à-dire 4 000 milliards de dollars de réduction du budget sous forme de hausses des prélèvements et de coupes budgétaires, « mettant y compris la Social Security, Medicare et Medicaid (assurances maladie respectivement pour les personnes âgées de plus de 65 ans et pour les pauvres) sur le billot » pour la première fois. Nous voyons maintenant vers où cela va : un coup d’Etat contre les États-Unis équivalant à la loi des pleins pouvoirs à Hitler en 1933.

Le New York Times du 6 août, citant des sources au Congrès, rapporte que l’équipe de David Beers a participé à la réunion des chefs de groupes parlementaires le 28 juillet. « S&P et deux groupes du secteur financier ont écoutés les différentes propositions pour réduire la dette (…) Un assistant parlementaire a dit que S&P fournissait des indications sur les cibles à atteindre dans les économies budgétaires, mais que les législateurs ont eu du mal à comprendre le point de vue de l’agence. Depuis cette réunion, plusieurs législateurs se sont publiquement interrogés sur la compétence des agences de notation à évaluer les finances du pays et s’il est approprié qu’ils soient si profondément impliqués dans les discussions sur la politique fiscale ». Comme lors du sommet européen du 21 juillet, les lobbys financiers étaient dans la salle quand le crime a été commis.
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