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Tokyo, Davos et la bulle

La rédaction
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La réunion des ministres des Finances et des banquiers centraux du G-7 à Tokyo a débouché sur ce simple constat : tout sera mis en oeuvre pour maintenir l’énorme bulle financière. Le même résultat sortira sans doute de la réunion annuelle du Forum économique mondial de Davos (à partir du 27 janvier) à laquelle assisteront des dirigeants politiques et bancaires, dont le président Clinton.

Selon des sources banquières européennes, la hausse spectaculaire des marchés est actuellement due à une combinaison de facteurs :

  • Les niveaux records de liquidités fournies par les banques centrales depuis début novembre aux systèmes bancaires japonais, américain et européens, ont gonflé les bulles des marchés d’actions. Initialement, ces fonds n’étaient censés servir qu’à parer aux risques dus au prétendu bogue informatique de l’an 2000. Or, le 1er janvier, ce bogue s’étant avéré un non-événement, on a tout de même continué à injecter des liquidités à cause d’une autre « anomalie » du calendrier de cette année : comme le mois de février a 29 jours, cela risque de provoquer des pannes dans les virements d’argent et les transactions interbancaires informatisées. Jusqu’à cette date, les banques centrales ne feront donc rien pour assécher les quantités astronomiques de liquidités générées au cours des quatre derniers mois.
  • La hausse des indices boursiers depuis cinq ans, atteignant 10 à 20 % par an, a fait souffler un vent de folie chez les petits investisseurs. Voulant à tout prix acheter des actions, ils ont de plus en plus délaissé l’épargne traditionnelle, si bien qu’aux Etats-Unis, le taux d’épargne est négatif depuis au moins dix mois.
  • Selon nos sources, le facteur le plus important serait le changement de stratégie des énormes fonds de retraite en Europe, contrôlés en grande partie par des organismes liés aux partis socialistes et aux syndicats. Au lieu d’être investis comme avant dans des bons du Trésor ou de l’immobilier, ils le sont désormais dans des actions.

Tout cet afflux d’argent et d’épargne, qui rappelle la bulle historique des Mers du Sud, ne contribue nullement, on s’en doute, à la stabilité du marché. Si l’on examine de près les rapports entre les niveaux annuels les plus élevés et les niveaux les plus bas pour divers indices d’action, on s’aperçoit que la majorité des actions est en baisse constante. Seule la hausse des actions de sociétés d’Internet fortement capitalisées ou de grands groupes peut donner l’impression d’une augmentation générale ces derniers mois. L’accroissement de la volatilité des marchés, ainsi que la nouvelle vague de méga-fusions comme AOL-TimeWarner ou Vodaphone-Mannesman, basées sur des échanges d’actions surévaluées, sont des signes classiques que l’on approche d’une phase terminale. Tout indique cependant qu’aux Etats-Unis - du moins en ce qui concerne la Réserve fédérale de Greenspan et le département du Trésor de Lawrence Summers - tout sera fait pour éviter l’éclatement de la bulle avant l’élection présidentielle de novembre.

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