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Tony Blair anéanti après les élections

La rédaction
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Le Premier ministre Tony Blair a de gros problèmes, après les défaites cinglantes du Parti travailliste aux élections locales et européennes du 10 juin. En effet, aux scrutins locaux en Angleterre et au Pays de Galles, le Parti travailliste a obtenu les pires résultats de son histoire, perdant près de 500 sièges sur les 2737 qu’il détenait. En pourcentage, les travaillistes arrivent en troisième position, avec seulement 26% des suffrages, contre 38% pour les conservateurs et 30% pour les démocrates libéraux. Le résultat est d’autant plus humiliant pour Blair que son parti a perdu dans sa propre circonscription, dans le nord de l’Angleterre, ainsi que dans celle de son mentor politique, Peter Mandelson.

Le même jour, les Britanniques ont élu leurs eurodéputés et les résultats ont été annoncés le 13 au soir. Le Parti travailliste n’a obtenu que 22% des suffrages, derrière les conservateurs avec 27%, l’europhobe Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni totalisant 16%. Depuis sa fondation en 1910, le Parti travailliste n’avait jamais obtenu un score aussi faible. Tout le monde reconnaît que le premier facteur de cette déroute est l’Irak, et, au-delà, la relation étroite entretenue par Blair avec l’administration Bush-Cheney.

Le 12 juin, l’ancienne ministre de Blair, Clare Short, qui avait démissionné dès le début de la guerre d’Irak, a déclaré : « Je pense que l’électorat envoie un message à Tony Blair parce que le Parti travailliste semble incapable de le rappeler à l’ordre. Ce que nous avons fait en Irak a attiré la honte et le déshonneur sur la Grande-Bretagne à travers le monde. Comme Tony Blair ne changera pas de politique, la seule manière de rectifier le tir, pour lui, c’est d’abandonner son rôle dirigeant . »

Les pressions sur le régime Blair sont aussi reflétées par les controverses autour du renseignement. Le 12 juin, Stella Rimington, ancienne directrice du MI5, critiqua le dossier Blair de septembre 2002 sur les armes de destruction massive irakiennes, dont aucune n’a été trouvée. « Je crois que le dossier était une erreur », a-t-elle confié au Daily Telegraph. Cette déclaration porte un coup dur à Blair et au nouveau directeur du MI6, Sir John Scarlett, qui a rédigé le dossier. Ceci peut être mis en parallèle avec la démission de George Tenet de la tête de la CIA aux Etats-Unis.

Plus inquiétant pour Blair et son régime est le fait que le 10 juin, la Banque d’Angleterre a de nouveau haussé les taux d’intérêt, pour la deuxième fois en deux mois, les faisant passer de 4,25 à 4,5%. La Banque d’Angleterre est très inquiète des milliers de milliards de livres auxquels se monte la dette à la consommation des Britanniques, ainsi que la bulle hypothécaire sur le marché du logement, qui dépasse de loin celle des Etats-Unis.

En dehors de la Grande-Bretagne, les résultats des élections au Parlement européen reflètent aussi le profond désenchantement et la colère des populations des 25 pays membres de l’Union européenne. Ce sentiment, qui a peu à voir avec les « questions européennes » en tant que telles, reflète le rejet de la lamentable politique sociale et économique des gouvernements respectifs, politique due elle-même en grande partie à la logique imposée depuis 1992 par le traité de Maastricht. On a étouffé tout investissement productif dans l’industrie et l’infrastructure, avec pour conséquences un chômage de masse, la diminution des recettes fiscales et le démantèlement des systèmes de sécurité sociale.

La colère populaire s’est manifestée par : 1) un faible taux de participation : 44% à travers l’UE ; et 2) le vote sanction contre les partis au pouvoir - gauche en Allemagne et en Pologne, conservateur en France et en Italie. Les seules exceptions sont l’Espagne et la Grèce, qui ont des gouvernements nouvellement élus. On peut s’attendre à des remaniements ministériels dans plusieurs pays de l’UE, notamment en France. L’avenir du gouvernement Schröder en Allemagne dépendra largement des résultats électoraux en Rhénanie du Nord-Westphalie, lors des élections municipales de septembre et des élections au parlement du Land, en mars 2005.

En Allemagne et en France, le mouvement des jeunes larouchistes - BüSo d’Helga Zepp-LaRouche en Allemagne et Nouvelle Solidarité de Jacques Cheminade en France - a introduit un nouveau type de « campagne mobile » dans ces élections européennes, dont le dynamisme les démarquait des autres partis établis.

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