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Tony Blair, maître à bord du Titanic

La rédaction
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Le Parti travailliste a été écrasé dans les élections locales du 4 mai en Angleterre et au Pays de Galles, arrivant en troisième position avec 26 %, après les conservateurs (40 %) et les démocrates libéraux (27 %). Sur les 4360 sièges de conseillers à pourvoir, les travaillistes en ont perdu 306 et ont dû abandonner la direction des conseils de 18 villes, surtout au profit des Tories qui ont gagné 350 sièges par rapport au scrutin précédant. Même le minuscule Parti national britannique (néo-fasciste) a dérobé 11 sièges au parti de Tony Blair, doublant le nombre de ses conseillers.

Quelques heures après que la publication de ces résultats désastreux, le Premier ministre a annoncé un remaniement de son gouvernement, qui n’a cependant convaincu personne. La presse du lendemain a été très dure pour lui : « Cauchemar à Downing Street » (Daily Telegraph), « Blair, le boucher du carnage dans les urnes » (Times), « Des comploteurs cherchent à écarter Blair » (Guardian).

En effet, ils sont déjà nombreux, dans le Parti travailliste, à demander au Premier ministre d’annoncer la date de sa démission anticipée. 75 députés ont signé une lettre l’appelant à accepter une transition, sous peine de s’attirer une contestation formelle. Blair a déjà rencontré son successeur présumé, le chancelier de l’Echiquier Gordon Brown, avec qui il n’aura pas manqué de discuter d’une « transition en bon ordre ».

Dans son remaniement, Blair a limogé, comme prévu, son ministre de l’Intérieur, Charles Clark, sous attaque depuis deux semaines pour ne pas avoir expulsé des prisonniers dangereux. De même, le vice-Premier ministre, John Prescott (victime d’un scandale sur ses relations extra-conjugales) a perdu la plupart de ses compétences. Par contre, on s’attendait moins au limogeage du ministre des Affaires étrangères Jack Straw, qui se serait opposé à une frappe militaire contre l’Iran. Il a été remplacé par Margaret Beckett, l’ancienne ministre de l’Environnement, proche de Blair. Le poste de Clark revient maintenant au secrétaire à la Défense, John Reid, qui est remplacé par Des Browne.

Peu après ce remaniement, la secrétaire à la Santé, Jane Kennedy, a démissionné pour protester contre la réforme du National Health Service. Le ministre en charge des relations avec le Parlement, Geoff Hoon, a failli démissionner après avoir appris que le nouveau poste qu’il devait occuper, celui de ministre des Affaires européennes, était un « sous-ministère ». Le député travailliste Frank Dobson a commenté que ce « remue-ménage » ressemblait à une « nouvelle disposition des chaises sur le Titanic ».

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