Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Tony Blair ridiculisé à Moscou

La rédaction
visites
741

La relation spéciale que Tony Blair se vantait d’entretenir avec le président russe Vladimir Poutine n’a jamais existé, comme on a pu le constater lors de la visite du Premier ministre britannique à Moscou, le 29 avril. Poutine a non seulement refusé de soutenir les appels hypocrites des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne à la levée des sanctions onusiennes contre l’Irak, mais il a également rejeté la vision d’un « nouveau partenariat stratégique mondial » proposée par Blair, qui ne serait en fait qu’une soumission à Washington.

Lors de la conférence de presse conjointe des deux dirigeants, le Premier ministre déclara que le monde doit désormais choisir entre un « partenariat » entre les Etats-Unis et d’autres grands pays, ou la poursuite du « bras de fer » diplomatique. Il ajouta qu’il serait dans l’intérêt de la Russie d’accepter la première option en échange d’un vague « rôle vital » que jouerait l’ONU en Irak. Déjouant le stratagème, Poutine a déclaré que la Russie et ses partenaires « estiment que tant que la lumière n’a pas été faite sur la présence d’armes de destruction massive en Irak, les sanctions doivent rester en vigueur ». Non sans ironie, le président russe a rappelé à son hôte que c’est précisément à cause de ces « armes » qu’il s’était lancé dans la guerre. « Deux semaines plus tard, elles n’ont toujours pas été trouvées », a-t-il fait remarquer. « Où est Saddam ? Où sont les arsenaux d’armes de destruction massive, à supposer qu’ils aient réellement existé ? Peut-être que Saddam se cache toujours quelque part dans un bunker souterrain, assis sur des caisses d’armes de destruction massive, et qu’il s’apprête à tout faire sauter, tuant des milliers d’Irakiens. » Tant que les inspecteurs en désarmement professionnels n’auront pas déclaré résolue la question de ces armes, les sanctions doivent être maintenues, a répété le président russe. « Seul le Conseil de sécurité est en mesure de lever ces sanctions ; après tout, c’est lui qui les a imposées . »

Quant au « nouveau partenariat stratégique mondial » de Tony Blair, Vladimir Poutine a été tout aussi direct : « Si le processus de prise de décision dans un tel cadre est démocratique, nous pourrions être d’accord là-dessus. Mais si les décisions sont prises par un seul membre de la communauté internationale et qu’on impose à tous les autres de les soutenir, ce serait inacceptable pour nous. » L’échec de Blair à Moscou a été amplement commenté dans la presse Outre-Manche. Le Guardian du 30 avril écrivait que « le ton et le contenu de la rebuffade » essuyée par le Premier ministre sont cause de « profondes inquiétudes à Downing Street », où l’on était déjà préoccupé par « les implications du mini-sommet de la défense de l’UE ». Le 1er mai, la réputation de Tony Blair en a pris un nouveau coup : aux élections municipales, le Parti travailliste a perdu 796 sièges dans 308 municipalités, tandis que les conservateurs en gagnaient 537 de plus et les démocrates libéraux 175.

Contactez-nous !