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Tortures en Irak : la Maison-Blanche sous pression

La rédaction
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Le séisme provoqué à Washington par la diffusion de photos de soldats américains torturant et infligeant des sévices sexuels à des détenus irakiens à la prison d’Abou Ghraib, risque non seulement de conduire à la démission du ministre de la Défense, Donald Rumsfeld, mais a profondément sapé la base de toute la cabale néo-conservatrice dans le gouvernement Bush, dirigée par le vice-président Dick Cheney. Ainsi, l’expression d’« homme-bête » utilisée depuis plus de 18 mois par Lyndon LaRouche pour qualifier le vice-président et son entourage, s’avère parfaitement pertinente.

C’est en février dernier que ces exactions systématiques ont été dénoncées dans un rapport de 53 pages préparé sous la direction du commandant en chef américain en Irak, le général Ricardo Sanchez, et rédigé par le général Antonio Taguba. Ce rapport, dont Seymour Hersh du New Yorker a récemment obtenu une copie, faisait état de « violences criminelles, déchaînées, flagrantes et sadiques » à la prison d’Abou Ghraib. Les sévices commis par des membres de la police militaire (MP) ont été encouragés par des employés de sociétés privées et des officiers du renseignement militaire. D’après ce rapport, des officiers du renseignement militaire et de la CIA et des sociétés privées « demandaient activement aux gardiens de la MP de créer des conditions physiques et mentales dans lesquelles les interrogatoires de témoins seraient positifs ».

Lorsque Donald Rumsfeld et le chef d’état-major inter-armées, le général Richard Myers, prétendirent le 2 mai qu’ils n’avaient pas lu le rapport Taguba, on assista à un tollé au Sénat. Le sénateur Hagel déclara : « Y a-t-il eu un environnement, une culture, cautionnant non seulement ce comportement, mais l’encourageant ? (...) Qu’y a-t-il au-delà du soldat. Qui est responsable ? »

Les tentatives du président Bush et du vice-président Dick Cheney de minimiser le scandale et ses implications ont provoqué une réaction en retour. Le 5 mai, Bush a été obligé de présenter publiquement ses excuses, en présence du roi Abdallah II de Jordanie, pour les crimes commis en Irak. Le 7 mai, son ministre de la Défense a été interrogé pendant six heures par la commission des Services armés du Sénat, où il a dû, lui-aussi, présenter ses excuses, tout en refusant cependant de démissionner. Le secrétaire d’Etat Colin Powell et le président Bush ont tous deux exprimé à nouveau leur « confiance » en Rumsfeld.

Tout en assumant, en termes généraux, la « responsabilité politique » de la situation, Rumsfeld rejette toute responsabilité directe. A ce sujet, les faits suivants méritent d’être considérés :

Entre les policiers militaires opérant sur le terrain à Abou Ghraib et les hautes sphères du département de la Défense, il existe une filière directe qui passe par le renseignement militaire et remonte aux responsables, dans le Pentagone qui veulent à tout prix que les interrogatoires de prisonniers irakiens débouchent sur les résultats escomptés. Parmi eux, il y a notamment le sous-secrétaire à la Défense chargé du renseignement, Stephen Cambone (un disciple de Leo Strauss), et son adjoint, le lieutenant-général William Boykin, qui avait provoqué un scandale l’année dernière en affirmant que l’Islam n’était pas une religion authentique.

L’administration Bush, tout en déclarant « hors la loi » et « voyous » des nations qui ne se conforment pas au droit international, se considère au-dessus de la loi ; elle bafoue les Conventions de Genève, la Charte de l’ONU, etc., comme autant de reliques d’une époque dépassée. Personne - pas même Rumsfeld - n’a été plus véhément à ce propos que Dick Cheney. Ce dernier, par l’intermédiaire de son avocat David Addington, a beaucoup contribué à la mise en place du système de Guantanamo, où les prisonniers sont désignés comme des « combattants ennemis », à qui l’on peut refuser les protections légales les plus élémentaires en vertu du droit international et américain.

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