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Toscane : la révolution du train à lévitation magnétique ?

La rédaction
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25 avril 2011 (Nouvelle Solidarité) – « Maglev : rêve ou nécessaire changement de mentalité ? » Tel est le défi posé par Nicola Oliva, conseiller municipal d’opposition de Prato, une agglomération de 200 000 habitants située à vingt kilomètres de Florence. La Toscane est actuellement déchirée par un débat idiot : face à la saturation de l’aéroport de la capitale régionale, faut-il l’agrandir alors qu’il se trouve en pleine zone urbaine, ou faut-il développer l’aéroport de Pise à 75 kilomètres de là ? Notre mouvement frère en Italie, Movimento Solidarietà (Movisol), pour en finir avec ce faux débat, amène une solution qui tranche : un train à lévitation magnétique permettrait de relier l’aéroport de Florence à celui de Pise en moins d’un quart d’heure !

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Salle du Conseil de Prato.

Nicola Oliva, membre du Partito Democratico et sympathisant de Movisol, a réuni cette semaine dans la salle du conseil municipal de Prato une cinquantaine de décideurs pour écouter l’exposé de Ralf Effenberger, l’ingénieur en chef de la société allemande Transrapid, dont les propos furent traduits par la présidente de Movisol, Liliana Gorini. La réunion se tenait en présence du maire de Prato et du conseiller régional en charge des transports et de l’infrastructure. Le train à lévitation magnétique est tout le contraire d’une utopie car il est l’occasion de révolutionner totalement la plateforme technologique sur laquelle repose l’économie toscane.

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Pise-Florence-Prato, temps de trajets.

Les vertus du Maglev le rendent plus avantageux que n’importe quelle autre solution, montra Effenberger, que ce soit la route, le rail ou la construction d’une nouvelle piste à l’aéroport de Florence. Le maire de Prato et le conseiller régional en charge des transports, qui montraient leur scepticisme, se laissèrent finalement gagner par l’enthousiasme : le maire raconta son voyage en Transrapid lors de sa visite à Shangaï (les Chinois sont les seuls à avoir appliqué cette technologie mise au point en Allemagne à la fin des années 1960) et le conseiller régional se déclara finalement favorable au projet. Utilisant un principe physique nouveau, le train à lévitation magnétique serait une révolution pour les transports et ferait de la Toscane un centre technologique avant-gardiste en Europe, souligna dans son intervention Claudio Giudici, le représentant de Movisol en Toscane. Ce projet créerait des centaines d’emplois industriels qualifiés dans un domaine technologique totalement nouveau, sollicitant de nécessaires avancées dans la recherche universitaire, montrant ainsi la voie pour une relance économique de toute l’Italie !

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Le Transrapid de Shangaï.

Evidemment, la question bête et aujourd’hui inévitable fut posée : « Et combien ça coûte ? » Nicola Oliva répondit qu’un tel projet ne se mesurait pas en termes monétaires mais en bénéfices technologiques et humains sur le long terme. Les coûts ne doivent pas servir d’excuse pour ne rien faire, continua-t-il, tout est question de volonté politique : le gouvernement fait des coupes claires dans tous les budgets et cependant on arrive à trouver des dizaines de milliards d’euros pour renflouer la zone euro et des milliards pour financer des interventions militaires aveugles en Afghanistan ou en Libye.

En conclusion de la réunion, Oliva invita les participants à retrouver l’optimisme scientifique que fut celui de la Toscane de Leonardo da Vinci et Brunelleschi. D’après nos camarades italiens, un sentiment bipartisan avait clairement émergé dans la salle, montrant que lorsqu’on traite de questions importantes et que l’on rompt avec les règles du jeu, on peut rapidement transcender les clivages politiques stériles qui minent la vie politique italienne. Les élus présents se sont engagés à promouvoir le projet auprès de leurs homologues florentins et pisanis.


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