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Tournant stratégique dans les pourparlers américano-nord-coréens

La rédaction
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Les Etats-Unis et la Corée du Nord ont tenu des entretiens officiels à Berlin le 16 et 17 janvier, posant ainsi les bases pour un retour aux entretiens à six de Pékin, peut-être dès la première semaine de février. Après s’être entretenu longuement avec Kim Kye-gwan, représentant de la Corée du Nord aux entretiens à six, le vice-secrétaire d’Etat américain Christopher Hill déclara que les discussions avaient été sans aucun doute « utiles ». Pour sa part, la Corée du Nord s’est également félicitée du nouveau climat de coopération.

Il reste bien sûr à résoudre la question des sanctions américaines contre les opérations bancaires nord-coréennes à l’étranger, imposées par le Département américain du Trésor quelques jours à peine après les accords très positifs signés en septembre 2005 à Pékin. L’objectif de ces sanctions, oeuvre de la faction du vice-président Cheney, était de saborder l’accord que le département d’Etat venait de conclure et elles ont effectivement bloqué tout progrès depuis. Des représentants du Trésor américain doivent rencontrer des homologues nord-coréens fin janvier pour discuter d’un règlement.

La volte-face du gouvernement Bush-Cheney vis-à-vis de la Corée du Nord s’explique par la révolte publique de nombreux diplomates et hauts fonctionnaires du département d’Etat fin 2006 contre la désastreuse politique d’affrontement poursuivie par la Maison Blanche. Suite aux protestations d’anciens ambassadeurs en Corée du Sud, dont Donald Gregg et James Laney, C. Kenneth Quinones, ancien responsable du département d’Etat sous Clinton, avait convoqué une conférence de presse le 2 novembre dernier, révélant qu’il faisait office de « négociateur officieux » avec Pyongyang depuis 2004. Il expliqua avoir décidé de mettre fin à ces efforts, car à trois reprises une percée diplomatique entre les deux pays avait été torpillée par la Maison Blanche. Selon Quinones, la politique du gouvernement américain est marquée par « l’indécision, l’incohérence et elle saborde, en fin de compte, la position et les efforts de ses propres diplomates ».

Alors que la position de Dick Cheney devient de plus en plus précaire, les entretiens engagés à Berlin ont de meilleures chances d’aboutir.

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