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Traité de Lisbonne : attaques contre la Cour constitutionnelle allemande

La rédaction
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14 juillet 2009 (Nouvelle Solidarité) – Le timide sursaut patriotique de la Cour constitutionnelle allemande du 30 juin dernier, jugeant que le traité de Lisbonne contrevient à la souveraineté parlementaire, a immédiatement été l’objet d’attaques de l’oligarchie anglo-européenne. La première salve a été tirée le 2 juillet par le European Council on Foreign Relations (ECFR), think tank libéral-impérialiste fondé par le grand argentier du lobby de la drogue et agent du Foreign Office britannique George Soros.

Dans un article mis en ligne sur son site, l’ECFR, qui promeut une Europe otanisée contre ce qu’il appelle « l’axe de la souveraineté » (successeur géopolitique de « l’axe du mal »), s’en prend à la légitimité de la Cour constitutionnelle allemande : « Malgré les déclarations de la Cour de Karlsruhe sur la valeur et la nécessité de l’intégration européenne, le jugement est entaché d’un esprit évident de souveraineté nationale, qui sonne déphasé à cette époque d’interdépendances internationales et de mondialisation ». Il est vrai que jusque-là le principe de souveraineté des peuples n’avait pas entaché le processus de ratification puisqu’un seul des 27 Etats membres a procédé à un référendum.

L’ancien ministre allemand des Affaires étrangères Joschka Fischer (Parti vert), grand ami de Daniel Cohn-Bendit et membre fondateur de l’ECFR au côté de Dominique Strauss Khan, Alain Minc, Christine Ockrent et George Soros, n’apprécie pas la décision de sa propre Cour constitutionnelle qui ordonne un renforcement des pouvoirs du Bundestag et du Bundesrat. Il déplore l’optique « nationaliste » des juges qui empêche la supranationalisation (qu’il appelle intégration) de l’Europe. Dans un commentaire publié le 9 juillet, il écrit que la procédure de la Cour constitutionnelle lui rappelle « une session des conservateurs britanniques », connus pour leur euro-scepticisme.

En Allemagne, la décision de la Cour constitutionnelle a semé la panique parmi les inconditionnels du Traité. La CDU, en particulier, fait pression sur ses alliés de la CSU pour qu’ils abandonnent leurs objections et contribuent à une ratification rapide, de préférence avant les élections nationales du 27 septembre. Les chrétiens démocrates ont donc réussi à recruter certains membres chrétiens sociaux du Parlement européen, comme Markus Ferber et Bernd Posselt, qui ont critiqué le secrétaire général de la CSU, Alexanderr Dobrindt. Ce dernier, qui avait voté contre le Traité de Lisbonne au Bundestag le 24 avril 2008, a salué le verdict du 30 juin des juges constitutionnels, appelant à un débat en profondeur au lieu d’une nouvelle ratification à la va-vite. Bernd Posselt a même frôlé le ridicule en déclarant que le jugement « anti-européen » de la Cour ramène l’Allemagne à « l’époque d’avant le Reich de Bismarck », ce qui obligerait la Bavière à se séparer de l’Allemagne pour devenir un Etat indépendant sous la protection de l’Europe !

Si le ridicule ne tue pas, faute d’un sursaut, le sommeil des peuples européens pourrait bien s’avérer fatal.

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