Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

Traité de Lisbonne : l’UE tente de faire chanter les Irlandais

La rédaction
visites
1327
commentaire

22 septembre 2009 (Nouvelle Solidarité) – Passé en France de manière expéditive, sans débat ni référendum, le Traité de Lisbonne, qui n’est autre que la constitution européenne que nous avions refusé le 29 mai 2005, tente d’acheter le « second » vote des irlandais pour le référendum du 2 octobre prochain. Lors d’une conférence de presse au Parlement européen le 16 septembre, l’eurodéputé du Parti socialiste irlandais Joe Higgins a accusé la Commission européenne de répandre délibérément la peur pour forcer les Irlandais à voter « oui ».

La Commission, a-t-il dit, a envoyé ses employés dans les écoles irlandaises pour promouvoir le traité, ce qui est un « moyen cynique pour faire comprendre aux parents qu’ils devraient voter oui au traité de Lisbonne ». Le gouvernement irlandais et les organisations pro-Lisbonne exploitent les peurs de la population dues à la crise économique pour dire que si le non l’emporte, la crise s’aggravera, alors qu’en réalité, ce sont les politiques néo-libérales de la Commission qui sont responsables de la crise. C’est d’autant plus flagrant dans le cas de l’Irlande que l’UE a pourvu à son « développement » en misant sur un modèle illusoire d’une politique de services financiers basée sur du dumping fiscal. Et l’Irlande se retrouva fort dépourvue dès que la crise fut venue. Le taux de chômage irlandais a été multiplié par deux en un an et frappe déjà 12,5% de la population et pourrait atteindre les 15% en fin d’année selon le Premier ministre Brian Cowen. Soutenu par la Commission, la BCE et le FMI, son gouvernement a déjà planifié une nouvelle cure d’austérité de 5 milliards d’euros, dont 1,8 milliard de coupes dans les aides sociales, 1,2 dans les dépenses de santé et 746 millions dans l’éducation.

Joe Higgins accuse le président de la Commission, José Manuel Barroso, d’ingérences grossières dans le débat irlandais. Si « la gauche irlandaise est pour un débat démocratique le plus large possible sur le traité », l’intervention partisane de la Commission représente « un abus flagrant de l’argent du contribuable et de la procédure démocratique ». Avec la réélection de Barroso pour un second mandat de cinq ans, les partisans du non vont redoubler d’efforts, dit-il, car « l’Europe en a assez du programme néolibéral de M. Barroso ».

En réponse à une question du correspondant de l’Executive Intelligence Review (EIR) sur le récent arrêt de la Cour constitutionnelle allemande et sur les appels à référendum, dans ce pays et dans d’autres, Higgins a répondu qu’il suivait de près toutes ces questions, qui donnent au camp irlandais du non une responsabilité encore plus grande vis-à-vis du reste de l’Europe.

Le Parti socialiste irlandais fait partie, avec treize autres organisations, de l’alliance Say No to Lisbon/CAEUC (Dire non à Lisbonne/ Campagne contre la Constitution de l’UE). D’après Higgins, la campagne du oui dispose de moyens dix fois supérieurs à celle du non, grâce notamment à la propagande du gouvernement et au soutien des grandes entreprises comme Ryanair.

En effet, le camp du oui bénéficie du soutien inconditionnel des banques irlandaises, puisque ces dernières, en faillite totale, viennent d’être massivement renflouées. Le 16 septembre, le gouvernement a annoncé la création d’une Agence nationale de gestion des actifs (NAMA) pour fournir aux banques 54 milliards d’euros de bons d’Etat (plus du tiers du PIB irlandais) en échange de leurs actifs toxiques d’une valeur nominale de 77 milliards d’euros. Ce plan concerne notamment Bank of Ireland, Allied Irish Bank, EBS building society, Irish Nationwide, Irish Life and Permanent, ainsi que Anglo-Irish Bank, récemment nationalisée. Cette opération a été effectuée sur les ordres directs du Fonds monétaire international et de la Banque centrale européenne.


SIGNEZ L’APPEL "NO MEANS NO !"


Écrire un commentaire

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Contactez-nous !

Don rapide