Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Traiter la crise économique ou faire la guerre

La rédaction
visites
687

Ces dernières semaines, Lyndon LaRouche a insisté sur le fait qu’il existe désormais deux possibilités pour l’Amérique. Soit l’administration Bush admet la gravité de la crise globale économique et financière et fait de sérieux efforts pour régler le problème en déclarant un état d’urgence économique nationale, en mettant en règlement judiciaire le système financier et en lançant de grands projets d’infrastructure, soit elle continue d’ignorer les réalités économiques, auquel cas, dans des conditions de vide politique, une guerre en Irak devient une quasi certitude dans les semaines à venir.

Les démissions forcées, annoncées le 6 décembre, du secrétaire au Trésor Paul O’Neill et du conseiller économique de la Maison Blanche, Lawrence Lindsey, semblent indiquer une certaine reconnaissance tardive de cette crise par le gouvernement Bush. Il serait prématuré d’émettre des commentaires sur leurs remplaçants probables, qui seraient John Snow et Stephen Friedmen. Cependant, les questions économiques ont été placées au centre des discussions Outre-Atlantique, créant un environnement plus propice pour les propositions de LaRouche.

Toutefois, il faut rester prudent. Les cercles autour de Bush tiennent beaucoup à leur projet de réductions fiscales sur les plus-values et d’autres secteurs, qu’ils considèrent comme une sorte de « recette miracle ». De même, ils tendent à rejeter toute intervention fédérale dans les situations suivantes : la désintégration des compagnies aériennes et des transports en général, la faillite fiscale de presque tous les Etats américains, l’énorme endettement de la population, l’augmentation du chômage, etc. Si l’administration Bush continue sa politique de l’autruche dans ces domaines, le mécontentement populaire et la désintégration économique convergeront pour créer un environnement dans lequel une guerre de diversion en Irak apparaîtra comme une proposition intéressante.

Dans ce contexte, LaRouche mène une offensive politique particulière pour décembre et janvier. Dans différentes grandes villes, des réunions publiques sont prévues pour discuter de son grand programme d’infrastructure rooseveltien.

De retour de Paris, où il se trouvait du 5 au 7 décembre pour rencontrer des hommes politiques et intellectuels français, Lyndon LaRouche s’est par ailleurs adressé, par enregistrement vidéo, à une réunion organisée à Los Angeles.

La réunion a été ouverte par Marvyn Dymally, ancien député fédéral, aujourd’hui parlementaire à l’assemblée de Californie, qui a noté le caractère « prophétique » des analyses de LaRouche en matière économique et financière. Après lecture des messages de salutation adressés par le sénateur d’Etat du Nevada, Joe Neal, le député démocrate du parlement de Hawaï, Mike Kahikina, de dirigeants syndicaux et d’organisations asiatiques et musulmanes de Californie, Harley Schlanger, coordinateur de la campagne de LaRouche sur la côte ouest, a fait un exposé sur le plan Lautenbach et Franklin Roosevelt.

Dans son intervention, LaRouche déclara : « Les Etats-Unis sont actuellement aux prises avec un effondrement économique en voie d’accélération, ainsi qu’avec la faillite du système monétaro-financier international et l’insolvabilité de la plupart de leurs Etats. S’il était soumis aux mêmes règles que les Etats, le gouvernement fédéral serait également en faillite, mais sa capacité de créer du crédit l’en préserve. (...) Les gens refusent de faire face à cette situation, ils préfèrent supposer qu’il existe certaines lois, certains arrangements, certaines déductions fiscales, certaines réductions des dépenses ou quelque chose qui va tout résoudreou peut-être une hausse d’impôts. Aucune de ces mesures ne marchera.

« Avec de bons programmes, nous pourrions rebâtir l’économie, comme le fit Franklin Roosevelt. (...) Nous devons émettre du crédit pour des projets d’infrastructure à grande échelle, notamment dans l’infrastructure économique de base. Nous rebâtirons l’économie grâce à l’afflux de crédit public dans des équipements économiques de base ainsi que dans la promotion de certains secteurs de la production agro-industrielle de pointe. (...) On ne trouvera pas de crédit dans le système bancaire, ni dans la vente d’actions ou d’autre chose, pour assurer ce travail de reconstruction. Nous devons donc utiliser le pouvoir de création de crédit et de régulation du gouvernement fédéral, qui fournira cet appui aux Etats, leur permettant ainsi de mener à bien leurs programmes. Pour la Californie, cela consiste en projets pour la production et la distribution d’électricité. (...) Nous avons donc besoin de deux ensembles de législations. Tout d’abord, comme je l’ai proposé, un programme national d’infrastructures que j’appelle parfois une « super TVA », en référence au développement de la Tennessee Valley Authority (TVA), décidée par Franklin Roosevelt. Ceci est nécessaire, au niveau fédéral et au niveau des Etats. Nous devons sauver notre système ferroviaire, nous devons protéger notre système de transport aérien, qui est en plein effondrement.

« Au niveau politique, le problème est le suivant : nous devons mettre en redressement judiciaire ce système financier et monétaire qui nous étrangle, . (...) Cependant, nous devons constater que la direction actuelle des partis politiques américains est parfaitement incapable de toute initiative compétente dans cette perspective. (...) La branche exécutive et le Congrès doivent intervenir au niveau législatif pour abroger, au moins temporairement, les lois adoptées au cours des 35 dernières années, qui nous ont fait passer d’un système monétaire international à taux de change fixe à un système à taux de change flottants, d’une politique protectionniste à un libéralisme sauvage et à une dérégulation massive. »

Contactez-nous !