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Tremonti poursuit son offensive contre la spéculation

La rédaction
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15 juillet 2008 (LPAC) — L’offensive contre la mondialisation, menée par le ministre italien de l’Economie Giulio Tremonti, s’est poursuivie la semaine dernière avec des interventions au sommet de l’ECOFIN (ministres de l’Economie et des Finances de l’UE) et au sommet du Groupe des Huit.

A la veille des ces réunions au sommet, le 6 juillet, le Pape Benoît XVI a fait une déclaration contre la spéculation financière et demandé aux décideurs de « mettre au centre de leurs délibérations les besoins des peuples les plus faibles et les plus pauvres, dont la vulnérabilité est aujourd’hui plus forte en raison de la spéculation et des turbulences financières, et de leurs effets pervers sur les prix de la nourriture et de l’énergie. J’espère que la générosité et la prévoyance puissent aider à prendre des décisions visant à relancer un processus équitable de développement intégré, à sauvegarder la dignité humaine. »

Pour sa part, le premier ministre italien Silvio Berlusconi a présenté les propositions de Tremonti aux dirigeants du G-8.

« J’ai fait quelques propositions », dit-il lors d’un point de presse. « Nous devrions intervenir sur les marchés de change, où les marges obligatoires sur les contrats à terme, actuellement à 5%, devraient augmenter (certains proposent jusqu’à 50%) et intervenir contre la spéculation à travers les autorités antitrust en Europe et aux Etats-Unis. »

Berlusconi a souligné que l’articleI du Traité européen stipule que « le marché doit déterminer le bien-être des citoyens, mais ce n’est pas ce qui se passe. Les articles 81 et 82 sanctionnent l’entente illicite et l’article 208 établit des règles de procédure concernant des infractions. » Par conséquent, la Commission de l’UE dispose des instruments juridiques nécessaires pour intervenir et bloquer la spéculation.

Le lendemain, durant une discussion de deux heures, Giulio Tremonti a "torturé" ses homologues de l’EU à Bruxelles avec ces mêmes propositions. En fin de compte, comme on pouvait s’y attendre, il n’a pas obtenu ce qu’il voulait, bien que Christine Lagarde s’est montré ouverte à la discussion. Néanmoins, la Commission s’est engagée à examiner la question afin d’identifier avec précision le rôle qu’aurait pu jouer la spéculation dans la flambée des prix du pétrole et des denrées alimentaires de base.

De retour de l’ECOFIN, lors du congrès de l’Association bancaire italienne, le 8 juillet, Giulio Tremonti a croisé le fer avec le gouverneur de la Banque d’Italie Mario Draghi. Ce dernier, qui a pris la parole le premier, s’en est pris à la « taxe Robin Hood » sur les profits excessifs des géants pétroliers, bancaires et d’assurance, proposée depuis plusieurs mois par Tremonti. Draghi, qui est également chef du Forum de stabilité financière, prétend que cette taxe alourdirait de 10% les coûts des entreprises, augmentation qui serait ensuite « traduite » (c’est-à-dire répercutée) aux consommateurs.

Tremonti ironisait que, allant jusqu’au bout de ce genre d’idéologie, la « taxe idéale » serait celle qui frappe les travailleurs qui, eux, ne peuvent rien « traduire ». Il a ensuite martelé le thème de la spéculation devant un parterre de banquiers. « La question de la spéculation possède un aspect international, dont la solution est internationale. Bien sûr, il existe un déséquilibre entre la demande et l’offre, mais cela ne suffit pas à expliquer la montée des prix. Ma proposition d’augmenter les marges obligatoires sur les contrats pétroliers dérivés repose sur la considération que, sur ce marché, le nombre d’opérateurs a explosé. Il existe plus de contrats dérivés qu’il existe des barils de pétrole. La réaction de la technocratie a été négative. Mais au Congrès américain, il y a deux propositions de loi sur la question. »

Tremonti a sommé les banques de ne pas « surfer sur le processus spéculatif en cours », ou pire encore, de vendre des titres de matières premières à leurs clients. La tradition bancaire italienne, affirmait-il en jouant sur le sens de l’honneur, est « étrangère à la culture des subprimes » et des « mondialistes », de qui « il n’accepte pas de leçons ».

Selon les sondages, Giulio Tremonti est actuellement le membre du gouvernement le plus populaire en Italie.

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