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Tricastin : ouvrons un débat sur le « nucléaire du futur »

La rédaction
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1er août 2008 (Nouvelle Solidarité) — Un écrivain français nous confiait récemment : « Avec le nucléaire, il y a certes des risques, cependant, avec le reste, il n’y a que des certitudes ».

Si cette phrase a un petit air du stoïque romain Sénèque, elle pose malgré tout un simple principe de réalité : si l’homme ne mobilise pas toute sa connaissance, y compris celle de l’atome, il disparaîtra. Car sans énergie abondante et à haute densité, l’humanité se condamne elle-même à mourir de soif, de faim et de surpopulation. Et d’ailleurs, il faudrait dire puissance plutôt qu’énergie, car cette dernière n’est qu’un effet de la première.

Utilisons donc intelligemment le nucléaire pour organiser la transition incontournable vers l’âge de l’hydrogène. Peu connu en France, et même ignoré, ce nucléaire de quatrième génération est celui des réacteurs à haute température (HTR) à lits de boulets. C’est pourtant cette technologie qui permettra, si on a l’audace de l’adopter, de dessaler l’eau de mer pour accroître les ressources en eau, irriguer les déserts pour surmonter la crise alimentaire et « terra-former » d’autres planètes afin de perpétuer la vie humaine et celle de notre biosphère dans de bonnes, voire de meilleures conditions.

De ce point de vue, ouvrons effectivement un grand débat, non pas sur « le » nucléaire, mais sur « les » énergies nucléaires du futur, dont les pollutions et les dangers seront bien moindres. Démontrons les limites évidentes des énergies « renouvelables » (éolien, solaire), dont les partisans nous rappellent parfois ces scientifiques de la Royal Society britannique dont se moquait Jonathan Swift dans Voyage à Laputa, qui cherchaient à extraire la lumière des concombres !

Une série d’incidents, relativement insignifiants dans leurs conséquences, survenus depuis quinze jours, a poussé quelques irresponsables à crier haro sur l’EPR (réacteur pressurisé européen), exigeant la suspension de la première centrale de ce type en construction à Flamanville, sans parler de la seconde annoncée.

Frédéric Marillier, chargé de la campagne sur le nucléaire et l’énergie de Greenpeace France (organisation d’origine britannique), avoue lui-même que plus de 900 incidents classés « sans gravité » sont recensés chaque année dans ce secteur, ainsi que « des pollutions régulières et anciennes autour des installations ».

Analysons : 900 incidents par an, cela veut dire plus de deux incidents par jour, comme ils s’en produit sans doute ailleurs dans d’autres filières industrielles comme la chimie, la pétrochimie, la métallurgie, etc., avec des conséquences parfois bien plus graves mais peu médiatisées. Reconnaissons qu’Hiroshima n’a pas donné une « bonne image » à la radioactivité et que les anti-nucléaires savent habilement manipuler les images qui ont imprégné notre inconscient.

Cependant, on est en droit de s’interroger sur ce que faisait Greenpeace avant l’incident du 7 juillet, lorsque 74 kg d’uranium en solution se sont échappés de l’usine Socatri, filiale du groupe Areva, sur le site de la centrale nucléaire du Tricastin, à cause d’une défaillance d’une cuve de rétention ?

Vu d’en haut, le timing du battage médiatique s’avère tout aussi révélateur. Si tout le monde constate une « renaissance » du nucléaire dans le monde, rares sont ceux qui ont relevé que lors du G-8, le Président russe Medvedev a proposé, afin de casser le chantage énergétique et spéculatif exercé par les grands cartels pétroliers, de conclure des contrats à long terme, entre Etats, garantissant des hydrocarbures à un prix raisonnable à long terme, en échange d’une coopération sur le nucléaire civil. Les premières victimes en seraient les cartels pétroliers qui organisent la spéculation sur le brut à partir de facilités bancaires off-shore et qui s’appellent British Petroleum et Royal Dutch Shell, comme par hasard grands mécènes de Greenpeace international…

Complot ? Non, ils abusent simplement de notre ignorance et de celle de nos dirigeants.

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