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Brèves

Troubles politiques à Londres

La rédaction
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Le 10 mars, toute la presse britannique publiait une nécrologie de l’ancien ministre britannique de la Défense, John Profumo, dont la relation avec la call-girl Christine Keeler, il y a plus de quarante ans, avait contribué à faire chuter le gouvernement conservateur de Harold Macmillan. Depuis mars, plusieurs scandales au moins aussi importants que celui-là ont frappé le gouvernement Blair :

  • Le scandale concernant l’octroi d’un titre de noblesse en remerciement d’une contribution financière au Parti travailliste. Une enquête au criminel a été ouverte sur les individus ayant été faits chevaliers ou ayant obtenu un siège à la Chambre des Lords après avoir versé des donations secrètes, se montant à plusieurs millions de dollars, au parti de Tony Blair pour assurer sa réélection aux élections de 2005.

    La révélation selon laquelle la femme de Blair, Cherie, s’est fait payer par le Parti travailliste plus de 7000 livres pour ses dépenses de coiffeur pendant la campagne de 2005.

Puis, le 26 avril, Blair a encaissé quatre coups durs :

  • Les journaux du matin révélaient que l’organisme chargé des prisons (British Prison Service) avait libéré un millier de prisonniers étrangers, y compris des meurtriers et des violeurs, qui auraient dû être expulsés après avoir purgé leur peine. Le ministre de l’Intérieur Charles Clarke, un ardent défenseur de Blair, a présenté sa démission, que le Premier ministre refusa. Les appels à son renvoi se multiplient cependant de jour en jour. Ces derniers mois, Clarke défendait une loi anti-terroriste extrêmement répressive.
  • Quelques heures plus tard, le Daily Mirror révélait que le vice-premier ministre John Prescott, un blairiste âgé de 67 ans, marié depuis 45 ans, avait eu une liaison avec sa secrétaire Tracy Temple, âgée de 43 ans. Dans les jours qui suivirent, les tabloïdes britanniques publièrent des photos compromettantes et des extraits croustillants du journal intime de Temple. En plus des appels à sa démission, les autorités de supervision envisagent l’ouverture d’une enquête officielle.
  • Le même jour, la ministre de la Santé Patricia Hewitt n’a pas pu terminer sa présentation télévisée sur la « réforme » du Système national de santé (NHS), élaborée par Blair. Elle a dû quitter le podium sous les huées de centaines d’infirmières présentes à la conférence.
  • Le 29 avril, on a appris qu’une petite quantité de résine de cannabis avait été découverte lors d’une perquisition au domicile du ministre de la Défense John Reid. S’il n’est pas soupçonné de consommer secrètement du haschich, cette annonce a couronné une semaine particulièrement stressante pour le Premier ministre.

Pour tenter de détourner l’attention des ennuis de son mari, Cherie Blair s’est rendue à une conférence de l’Académie pontificale des sciences sociales du Vatican, avant d’être reçue en audience privée par le Pape. Ceci a fait courir le bruit que Tony, qui est anglican, contrairement à sa femme, pourrait se convertir au catholicisme.

Certains ministres de premier plan estiment que Blair devrait annoncer dès maintenant la date de sa démission. Ces appels pourraient s’intensifier si le Parti travailliste subit une défaite aux élections locales du 4 mai. Le rival travailliste de Blair, Gordon Brown, attend avec impatience d’entrer au 10 Downing Street.

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