Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Tumulte à la réunion de la Banque de développement asiatique

La rédaction
visites
978

Selon Bloomberg et le Financial Times, la réunion de la Banque de développement asiatique (BDA) s’est déroulée sous « haute tension » début mai à Hyderabad (Inde).

Le numéro deux du ministère américain des Finances, Timothy Adams, a de nouveau demandé à la Chine de laisser monter sa devise par rapport au dollar, dans l’espoir, semble-t-il, d’atténuer le déficit commercial américain. Mais il s’attira une réponse ferme du vice-ministre chinois des Finances, Yong Li, qui avait eu vent de « rumeurs selon lesquelles le dollar pourrait se déprécier de 25 % ». Si ces « ragots » étaient avérés, dit-il, les conséquences en seraient « choquantes ». Tout le monde a compris sa mise en garde : ceux qui veulent orchestrer une « chute en douceur » du dollar par rapport aux devises asiatiques, risquent de provoquer un krach incontrôlé de la monnaie américaine. Rappelons que les économies asiatiques détiennent de gigantesques réserves de dollars et sont tributaires de leurs exportations.

Par ailleurs, selon un insider financier à Londres, le président du Bureau national de la recherche économique aux Etats-Unis, Martin Feldstein, qui est considéré comme un successeur potentiel de l’actuel secrétaire au Trésor John Snow, a appelé à mettre fin à la politique du « dollar fort » du gouvernement américain. Feldstein a déclaré préférer un « dollar compétitif ». Le 3 mars, il affirma en public qu’il serait possible de maintenir « un dollar compétitif à l’étranger et fort dans le pays ». Des pays comme la Corée, la Thaïlande et l’Argentine ont subi de graves dommages économiques et une hausse de l’inflation après le fléchissement de leur devise à la fin des années 90, a fait remarquer Feldstein, parce que « les entreprises dans ces pays détenaient des quantités importantes de dette libellée en dollars, plutôt qu’en monnaie nationale ». Mais aux Etats-Unis, « puisque nous finançons notre déficit du compte courant en empruntant dans notre propre monnaie, nous pouvons passer à un dollar plus compétitif sans les effets adverses qui ont suivi les déclins monétaires dans d’autres pays. »

De son côté, le ministre japonais des Finances, Sadazaku Tenigaki, a réagi aux pressions américaines en faveur d’une revalorisation des monnaies asiatiques. Lors de la réunion de la BDA, il avertit que le fait de « donner trop d’importance aux réalignements des taux de change pourrait inviter à la spéculation et porter un coup aux marchés financiers globaux ». Alors que le dollar était au plus bas depuis un an par rapport à l’euro et au yen, Tanigaki a déclaré lors d’une conférence de presse le 12 mai : « Nous devons être en alerte contre des changements rapides et des actions spéculatives sur les marchés des devises qui pourraient provoquer des désordres. » Son adjoint, Koichi Hosokawa a menacé de « prendre des mesures appropriées, si nécessaire, sur les taux de change ». Il faisait ainsi implicitement référence aux multiples interventions sur le marché des devises entre janvier 2003 et mars 2004. Au cours de cette période, le Japon a vendu 35 000 milliards de yens et acheté pour 300 milliards de dollars sur les marchés des changes.

Contactez-nous !