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Tumultueux débat au Congrès sur la guerre d’Irak

La rédaction
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Le 17 novembre, le député démocrate John Murtha, ancien combattant décoré de la guerre du Vietnam, a présenté une résolution appelant au retrait des troupes américaines d’Irak « à la date la plus rapprochée possible », et à la poursuite d’une politique de « sécurité et de stabilité en Irak par voie diplomatique ».

Cette résolution courageuse, élaborée en réaction aux mensonges ayant servi à justifier la guerre, a provoqué un tollé chez les républicains pro-Cheney. Tout en traitant Murtha de divers noms d’oiseau, ils ont rédigé à la hâte une contre-résolution qui a failli provoquer une bagarre dans l’hémicycle de la Chambre des représentants. La résolution républicaine, présentée par le président de la commission des Services armés de la Chambre, Duncan Hunter, en vue de remplacer celle de Murtha, disait simplement : « La Chambre des représentants estime que le déploiement des forces américaines en Irak doit prendre fin immédiatement. » Les démocrates ont aussitôt dénoncé cette « ruse politique » destinée à couper court au débat sur l’Irak. Selon le député californien Henry Waxman, il s’agit d’un artifice « pour forcer un vote sur une résolution qui n’a jamais été examinée par une quelconque commission. La résolution présentée devant cette institution est une fraude. »

Le lendemain, la Chambre l’a rejetée à une majorité écrasante, par 403 voix contre 3, les démocrates déplorant cette manoeuvre honteuse. Trois jours auparavant, un amendement bipartisan à la loi de programmation militaire avait été adopté au Sénat, qualifié par le sénateur Reid de « vote de censure contre la politique de l’administration Bush en Irak ». Cet amendement prévoit un changement de politique américaine en Irak, un calendrier des prochaines étapes en Irak, notamment en 2006, et que le Président fasse un rapport tous les 90 jours sur cette évolution.

Le sénateur républicain John Warner déclara, lors de sa propre conférence de presse, que cet amendement était « un message fort au peuple irakien que 2006 sera l’année » décisive. Tout en constatant que les républicains avaient éliminé du texte toute référence à un calendrier de retrait, il a indiqué que cela pourrait changer si la situation ne s’améliorait pas rapidement : « A la veille des élections du 15 décembre, le fait d’arrêter un calendrier de retrait pourrait influencer les résultats. (...) Mais je crois qu’il est bien clair qu’un message fort a été envoyé au peuple irakien. » Interrogé pour savoir si la Maison Blanche l’avait approuvé, Warner se contenta de dire qu’« il y a eu consultation avec des adjoints de la Maison Blanche. Ils ne lui ont pas, comme on dit, donné officiellement leur bénédiction. »

Cheney continue de nier

Le 17 novembre, au lendemain d’un vote bipartisan autorisant le Sénat à demander des comptes à la Maison Blanche pour sa désastreuse politique irakienne, le vice-président Cheney s’est lancé dans une diatribe haineuse contre ceux qui osent remettre en question la décision de l’administration Bush de partir en guerre contre l’Irak. A noter que cet accès de rage s’est produit au lendemain de la conférence internet de LaRouche.

A l’occasion d’un dîner privé en l’honneur du sénateur Malcom Wallop, Cheney déclara : « Certains sénateurs ont insinué que le Président ou des membres de son gouvernement auraient trompé à dessein le peuple américain sur le renseignement avant la guerre. Cette accusation est parmi les plus malhonnêtes et les plus répréhensibles qu’on ait jamais entendues dans cette ville. (...) Le Président et moi-même ne sommes pas en mesure d’empêcher certains politiciens d’avoir des trous de mémoire, mais nous pouvons les empêcher de réécrire l’histoire. »

Ces propos ont provoqué la réaction immédiate d’Harry Reid, président du groupe démocrate au Sénat : « Ce soir, le vice-Président est sorti de son bunker et parle à une réunion d’insiders de Washington, fermée à la presse. Malheureusement, il a amené avec lui sa mentalité de bunker. Il répète les mêmes attaques éculées que nous entendons depuis deux semaines de la part de responsables de l’administration. » Reid appela Cheney à s’expliquer devant le peuple américain à l’occasion d’une conférence de presse, en laissant de côté les « fourberies ». « S’il a le temps de parler avec des insiders de Washington, (...) avec les patrons des compagnies pétrolières (...) et avec un criminel discrédité [Ahmed Chalabi], il a bien le temps de répondre aux questions du peuple américain. »

Le chroniqueur Sydney Blumenthal a commenté l’attitude de Cheney face aux critiques de plus en plus nombreuses, y compris dans les rangs républicains, envers sa politique irakienne, la comparant à celle du général Erich Ludendorff ; après la défaite de l’Allemagne, dans la Première Guerre mondiale, Ludendorff avait déclaré que des politiciens couards dans le pays avaient « planté un poignard dans le dos » de l’armée allemande qui se battait héroïquement, la poussant à la défaite.

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