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Turquie : certaines bases arrières du réseau Ergenekon sont à Washington

La rédaction
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7 août 2008 (LPAC) — L’enquête sur les marionnettistes derrière la déstabilisation de la Turquie a permis de mettre en lumière l’implication d’un certain nombre de « temples » de la pensée néo-conservatrice aux Etats-Unis, dont l’Institut Hudson, l’American Enterprise Institute (AEI) ainsi que le Center for Security Policy de Frank Gaffney.

Ces think-tanks ont joués un rôle clef dans la campagne visant à dénigrer le Parti au pouvoir en Turquie depuis 2002, le parti de la Justice et du développement (AKP ou Adalet ve Kalkinma Partisi).

Ils ont ainsi servi de base arrière pour le réseau Ergenekon, un réseau d’extrême droite impliquant les « Loups gris » actuellement en voie de démantèlement par les autorités turques car soupçonné de fomenter un coup d’Etat militaire, selon une nouvelle « stratégie de la tension », dans le sillage du réseau notoire des stay-behind, Gladio.

Au centre de cette opération se trouve une certaine Zeyno Baran, citoyenne américaine d’origine turque à l’Institut Hudson, où l’on trouve également David Wurmser et le néo-con « frenchy » Laurent Murawiec.

Le 2 août, Mme Baran a presque ouvertement défendu Ergenekon dans un article publié par le Wall Street Journal sous le titre « Les Islamistes turcs inspirent un nouveau climat de peur ».

Déçue du fait que les Etats-Unis et l’UE aient accueilli favorablement la décision de la Cour constitutionnelle de ne pas déclarer l’AKP anti-constitutionnel, elle qualifie l’enquête de la justice turque de campagne d’harcèlement contre l’opposition.

On ne s’étonnera pas qu’elle se soit scandalisé du fait que le nom du vice-président américain Dick Cheney ait été évoqué dans ce contexte.

« Le journal le plus important de l’opposition turque, Cumhuyiyet semble une cible clef. Les lignes téléphoniques de ces rédacteurs furent mises sous écoute, et quelques conversations supposément contre le parti AKP ont été révélées par la grande presse » (ceci est un mensonge, car la presse les a découvert dans un rapport sur l’enquête rendu public.) – notamment une transcription d’une conversation privée entre le correspondant américain du journal turc et des membres du staff de Dick Cheney ».

Mme Baran se plaint ensuite qu’Illan Selcuk, un des éditorialistes principaux du journal, ait été inculpé car soupçonné dans l’affaire Ergenekon.

Mme Baran est l’épouse de Matthew J. Bryza, le sous-secrétaire d’Etat américain pour les Affaires européennes et eurasiatiques depuis juin 2005. Diplomate de carrière, Bryza passe sa vie entre la Turquie, le Caucase et l’Asie centrale, et s’occupe des points chauds comme l’Ossétie du Sud, l’Abkhazie ainsi que des gazoducs qui ont provoqué tant de tensions depuis l’effondrement de l’URSS. On ne sera pas surpris du fait que M. Bryza est fréquemment invité comme orateur à l’Institut Hudson.

Il faut signaler ici le fait que le général Suka Tanyeri, directeur général du Strategic Research and Study Center de l’état major américain, vient d’être mis à la retraite.

La presse américaine suggère qu’une des raisons pour cette décision peut provenir de sa présence à des sessions spéciales, organisées derrière portes closes par l’Institut Hudson en juin 2007, où des scénarios délirants sur une déstabilisation éventuelle de la Turquie furent débattus.

A l’époque, cette conférence, à laquelle Baran avait assisté, avait créé un certain bruit car elle se déroulait pendant les élections. Un des scénarios étudiés envisageait l’explosion de deux bombes, dont une dans la plus grande ville du pays Istanbul, tuant une cinquantaine de personnes qui serait attribué aux agissements des extrémistes kurdes du PKK et servirait à justifier une invasion de l’Irak.

N’est-il pas étonnant qu’aujourd’hui, en pleine enquête judiciaire sur Ergenekon, et au moment même où la Cour constitutionnelle examinait la légalité de l’AKP, deux bombes aient explosé ? Une bombe a explosé à Istanbul et l’autre le lendemain à Kirkuk, une ville du nord de l’Irak.

Les experts y voient une manipulation visant à empoisonner les relations qui s’étaient récemment améliorées.

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