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USA : le combat pour défendre les retraites

La rédaction
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Au cours de son webcast du 5 janvier, Lyndon LaRouche a déclaré que la lutte contre la privatisation du système des retraites serait déterminante pour défendre la Constitution américaine et faire échec aux visées dictatoriales. La diffusion à grande échelle d’une brochure éditée par le Comité d’action politique de LaRouche (LaRouchePAC), dénonçant la nature fasciste des plans du gouvernement Bush, donne une direction claire au débat qui fait actuellement rage. Cette brochure a déjà été massivement distribuée dans la capitale, notamment au Congrès.

Là, certains républicains opposés à la « réforme » ont divulgué début janvier un mémorandum rédigé par un collaborateur de la Maison-Blanche, Peter Wehner, selon lequel, pour mieux vendre le plan Bush, on devrait dire que la Social Security « se dirige vers un iceberg ». Ce texte, adressé à des parlementaires républicains ayant assisté le 3 janvier à un briefing à la Maison-Blanche, évoque la nécessité de changer la « formule des prestations » et de les réduire d’environ 20%. « Nous allons étudier de très près la façon dont les prestations sont calculées. (...) Si nous ne traitons pas cet aspect [indexation sur les salaires] du système actuel, nous serons confrontés à de graves risques économiques », affirmait-il.

Dans son texte, Wehner estime qu’en 2050, les retraités toucheraient une pension-retraite supérieure de 40 % au niveau auquel ils auraient normalement droit et que les cotisations à verser seraient de 20% trop élevées. Apparemment, les détails sur les coupes proposées par le gouvernement (moins 20% d’ici 2025) ont été fournis lors de la réunion du 3 janvier, puis transmis aux médias.

Cette nouvelle a instantanément cristallisé la résistance au projet de Bush, d’autant plus que la Maison-Blanche avait démenti son intention de réduire les retraites. De nombreux républicains lui ont alors demandé de modifier, sinon d’abandonner, son projet. De sources proches du Congrès, suite à la divulgation du mémo de Wehner, le projet de Bush a peu de chances d’être adopté, même par une Chambre des représentants à majorité républicaine. Il semblerait, d’après des articles de presse, que même quelques conseillers de Bush y soient hostiles.

En revanche, Wall Street tient bon. Dans son éditorial du 7 janvier, après avoir constaté l’ampleur de la dissidence républicaine, le Wall Street Journal demande à Bush de passer à l’offensive en lançant une vaste campagne destinée à convaincre le public de la « crise gravissime » (en réalité inexistante) du régime de retraites public. Peu après, la Maison-Blanche annonça une série d’événements devant se dérouler du 10 au 24 janvier, auxquels participeraient Bush, le secrétaire au Trésor Snow et le vice-président Dick Cheney. Les 10 et 11 janvier, Bush réaffirma sans vergogne que cette réforme est nécessaire parce que le système public est en « faillite » et que sa proposition (comptes de placement privés) offrira une « sécurité » aux travailleurs plus jeunes.

Côté démocrate, la réaction fut rapide et tranchante. Lors d’une téléconférence le 11 janvier, le député Sander Levin a démenti que le système des retraites publiques soit menacé dans les années qui viennent. Levin, qui conduira la bataille contre le projet de Bush, fut suivi par Barbara Kennelly, ancienne députée qui dirige actuellement le Committee to Defend Social Security and Medicare, et Roger Hickey, co-directeur de Campaign for the American Future and the New Century Alliance for Social Security and Medicare.

Tous trois ont dénoncé le discours de Bush pour sa « tactique de déformation, d’exagération et de peur » (Levin), ses mensonges sur « la faillite du Trust Fund, qui n’existe pas » (Kennelly), et son refus de dévoiler son véritable projet en raison de la division dans les rangs républicains (Hickey). Leurs organisations ont prévu des meetings locaux à travers le pays pour mobiliser l’opinion publique.

Le 11 janvier, la députée Tubbs-Jones, qui a dirigé le débat historique contre la certification du vote des grands électeurs de l’Ohio, a dénoncé de son côté le plan de privatisation de Bush : « Pour les minorités de notre pays, le plan de privatisation remettrait en cause les protections de la Social Security qui ont été et restent d’une importance particulière pour les gens de couleur. » En effet, plus de 2 millions de retraités afro-américains reçoivent une pension-retraite publique et, pour 41% des retraités d’origine hispanique, elle constitue leur seule source de revenu. Le sénateur du Massachussets Ted Kennedy s’engagea le 11 janvier à faire échouer ce projet, le considérant comme « un filon pour Wall Street ».

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