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Un 3e américain assassiné par un drone d’Obama ; la machine à tuer d’Etat dévoilée

La rédaction
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26 octobre 2011 (Nouvelle Solidarité) – Le 14 octobre, deux semaines après l’assassinat ciblé de deux citoyens américains, Anwar al-Awlaki et Samir Khan, au Yémen, les drones tueurs de l’administration Obama ont récidivé, éliminant cette fois-ci un mineur. Il s’agit d’Abdulrahman al-Awlaki, le fils de 16 ans d’Anwar al-Awlaki, tué en compagnie d’un cousin de 17 ans et de sept autres membres de sa famille. Abdulrahman, pas plus qu’Anwar, n’avait été inculpé ou jugé pour quelconque crime ou délit. Né à Denver, Colorado, Abdulrahman était aussi un citoyen américain.

Malgré l’émoi que ces exécutions ciblées commencent à susciter au niveau national et international, une semaine après les faits aucune des agences responsables de ces opérations ne s’était expliquée en public. « Nous ne discutons pas des aspects précis de nos opérations », a déclaré John Kirby, porte-parole du Pentagone. Kenneth McGraw, porte-parole du Special Operations Command à Tampa, a référé toutes les questions au Commandement central des Etats-Unis, chargé des opérations au Yémen, où le porte-parole T.G. Taylor a botté en touche. Le Département d’Etat et le National Security Council ont également refusé de répondre.

« Si le gouvernement décide d’envoyer des drones Predator contre les citoyens américains, le public américain a certainement le droit de savoir qui est ciblé, et pourquoi ! » , s’est exclamé dans le Washington Post Jameel Jaffer, le sous-directeur judiciaire de l’ACLU (l’Union des libertés civiques américaine). Glenn Greenwald, du célèbre site d’opposition Salon.com, s’est lui aussi insurgé : « Nous voici, une fois de plus, confrontés au genre d’acte qu’un gouvernement puisse prendre dont les conséquences soient les plus graves – le meurtre d’un de ses citoyens, en l’occurrence d’un jeune garçon – et le gouvernement refuse même d’en parler, de reconnaître ce qu’il a fait, d’expliquer pourquoi, de donner des justifications, de montrer les preuves , ou les principes qu’il a adoptés pour mener ce type d’action (...). Le Président des Etats-Unis s’arroge explicitement le pouvoir de cibler qui il veut, où que ce soit dans le monde, pour le tuer, y compris ses propres concitoyens ; il le fait dans le plus grand secret, sans aucun contrôle ; et ce pouvoir n’est pas simplement assumé, mais exercé de façon routinière ».

Pire que Bush et Cheney

La réalité dépasse, en effet, l’imagination. Selon Dana Priest et William Arkin, c’est fraîchement élu, en 2009, qu’Obama est devenu un enthousiaste de l’utilisation des drones pour des assassinats ciblés et autres opérations de renseignement. Dans un livre qui vient de paraître, Top Secret America , ces deux reporters du Washington Post montrent combien Obama a porté ce type d’opération spéciale, bien plus loin que l’avaient fait les « affreux » George W. Bush et Dick Cheney avant lui. Alors qu’en 2008 on ne signale au Pakistan que 35 tirs de drones, il y en a eu 53 en 2009, et 117 en 2010. Selon les agences de renseignements de ce pays, plus de 2000 personnes, la plupart des civils, ont péri lors des attaques de drones entre 2005 et 2011, dont 938 rien qu’en 2010, sous Obama.

Selon Priest et Arkin, trois différentes agences de renseignement américaines auraient leur propre liste de cibles d’assassinats extrajudiciaires : le NSC (National Security Council), la CIA et le JSOC (Joint Special Operations Command) du Pentagone. La CIA opère dans des pays avec lesquels les Etats-Unis ne sont pas officiellement en guerre : le Yémen, la Somalie, le Pakistan ; les meurtres ayant lieu dans ces pays ont besoin d’êtres approuvés par le Président. Le 11 juillet 2011, saisissant l’occasion que lui fournissaient les manifestations qui ont secoué le Yémen, Obama aurait décidé secrètement d’accroître massivement le déploiement des drones contre Al-Qaida Péninsule arabique (AQPA). Ceci est totalement inhabituel car les Etats-Unis ne sont pas en guerre contre le Yémen, et Obama n’a pas cherché non plus à avoir l’accord des autorités Yéménites.

Les mêmes sources notent que les armes privées – c’est-à-dire les mercenaires – jouent un rôle important dans tout ce déploiement. Ce sont des mercenaires qui déclenchent le décollage et l’atterrissage des drones, bien que la décision et l’exécution du tir reviennent à un officier de la CIA. Les centres de commandements pour ces opérations se trouvent essentiellement aux Etats-Unis mêmes, en Virginie du Nord, et dans d’autres bases militaires du pays. Les sous-traitants privés assurent aussi la maintenance des drones ; ils construisent et fournissent le personnel au système global d’information qui traite les données en provenance des drones vers les bases aux Etats-Unis.

Les campagnes d’assassinats ciblés menées par la CIA ne sont rien en comparaison avec celles menées par le service moins connu qu’est le JSOC. Sa liste des cibles est bien plus longue ; ses règles de fonctionnement bien plus floues. Opérant avec une opacité beaucoup plus grande, le JSOC assure dix fois plus de vols de drones que la CIA et a tué 10 fois plus d’opérateurs d’Al-Qaida. Jusqu’à récemment, les assassinats avaient toujours été le fait d’équipes de chasseurs/tueurs opérant au sol, mais l’on opte de plus en plus pour les drones tueurs. Entre-temps, le JSOC a eu tendance à devenir l’arme préférée de lutte contre les terroristes, d’abord pour Bush, puis pour Obama, loin du contrôle par le Congrès ou d’autres agences. Etant donné les scandales à répétition sur Guantanamo et les prisons secrètes, ces agences préfèrent aujourd’hui l’assassinat des suspects car il n’y a nulle part où les garder.

C’est ainsi que depuis le 11 septembre, le JSOC a atteint une force pléthorique de 25 000 hommes, incluant une division spéciale de 3000 agents de renseignement. Il opère en partenariat avec d’autres services de forces spéciales de pays alliés, notamment avec les SAS britanniques. 5000 employés de compagnies privées de défense et 49 entreprises font du travail secret pour le JSOC. Pour donner un sens de l’étendue de ses opérations, rappelons qu’en 2003, sous le secrétaire de la Défense Donald Rumsfeld, le JSOC opérait déjà sous différents prétextes en Malaisie, aux Philippines, au Nigéria, au Mali ou en Algérie.

Priest et Arkin soulignent à quel point Obama a bichonné cette force depuis son entrée en fonction. Il l’a utilisée beaucoup plus que ses prédécesseurs pour mener des assassinats ciblés, et pas plus tard que cette année, il a ouvert un centre d’environs 10 000 m2 en Virginie du Nord, utilisant les mêmes méthodes du JSOC, pour lancer des opérations dans plus de pays. En haut de cette nouvelle liste, le Mexique, où il compte lancer des raids de nuit et des attaques par drone pour contrer, soi-disant, les réseaux de trafic de drogues et d’armes dans ce pays. Ceci aurait déjà été discuté à la Maison Blanche, au Pentagone et à la CIA, sans que rien, prétendent-ils, n’ait encore été approuvé.

Officiellement, le JSOC ne serait pas encore en train de préparer des assassinats ciblés dans ces pays, mais constituerait uniquement des dossiers de cibles contre lesquels pourraient être lancés des raids et des enquêtes ; ces dossiers pourraient ensuite être traités par d’autres agences états-uniennes, comme celles qui traitent des problèmes d’immigration et des douanes, par exemple. A cette fin, le JSOC compte utiliser son super ordinateur, contenant une vaste base de données sur les citoyens américains et les résidents. Bien que la collecte de ces données se fasse sous l’œil de la loi, on a vu combien Obama est prêt à jeter la loi par-dessus bord pour s’attaquer à ce qu’il perçoit comme ses ennemis.

Cette politique d’assassinats ciblés est clairement « fasciste », a mis en garde Lyndon LaRouche, qui mobilise dans tous les Etats-Unis et au sein des institutions américaine pour l’éviction immédiate d’Obama – par destitution ou par le 25e amendement – avant que ce véritable coup d’Etat ne soit irréversible.

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