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Un analyste financier britannique : Greenspan a créé
« la pire bulle boursière de l’histoire moderne »

La rédaction
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Un spécialiste financier britannique, Andrew Smithers, directeur de la firme Smithers & Co., a déclaré le 20 octobre dans une entrevue que le marché boursier américain a une valeur « probablement trois fois supérieure » à ce qu’elle devrait être, et que « c’est très inquiétant, bien plus que la bulle boursière de 1929 ». « Un bon banquier central ferait tout ce qui est en son pouvoir pour éviter une bulle boursière », mais le président de la Réserve fédérale Alan Greenspan a fait exactement l’inverse, créant « la pire bulle boursière de l’histoire moderne ».

Smithers est d’accord avec nous pour dire que Greenspan a permis une expansion excessive de la masse monétaire et semble vouloir à tout prix empêcher l’effondrement boursier. Il espère sans doute éviter de rentrer dans l’histoire comme l’homme dont les politiques ont conduit à un grand krach. Mais paradoxalement, poursuit Smithers, « plus Greenspan retarde le krach, pire ce le sera, à cause de l’accumulation massive de la dette ».

Smithers est co-auteur avec Stephen Wright, économiste de l’Université de Cambridge, d’un livre qui vient de paraître. Lors de l’entretien du 20 octobre, il a affirmé que « la bulle boursière a diminué l’épargne. Les ménages n’épargnent pas et le déficit du secteur privé américain représente 6 % du PIB. Le déficit croissant du compte courant est financé par d’énormes volumes de dette. La dette croît car la bulle est nécessairement financée par la dette », observant que les prêteurs deviennent « de plus en plus nerveux », comme on l’a vu en Europe avec le secteur des télécoms et la pression des régulateurs sur les banques en raison de l’augmentation de la dette des télécoms. Aux Etats-Unis, le Deputy Comptroller of the Currency, Nancy Wentzler, a récemment prévu qu’il y aurait cette année une augmentation de 50 % des prêts commerciaux bancaires douteux.

Aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, d’après Smithers, les grands acquéreurs d’actions sont des sociétés, ce qui explique la hausse si rapide de la dette. Concernant la Grande-Bretagne, il a récemment co-rédigé un rapport intitulé « Grande-Bretagne : le plus grand hedge fund au monde », dans lequel il montre comment ce pays est devenu un énorme bénéficiaire de la bulle boursière. « Nous sommes presque une mono-économie, dit-il. Il en est de même avec nous et les services financiers, comme avec les Séoudiens et le pétrole. Comme diraient les Américains, nous avons vécu au-dessus de nos moyens, grâce à la bulle boursière. Nous sommes en vérité dans un état bien plus grave qu’on ne le pense. Le compte courant est maintenu, malgré un déficit commercial massif, grâce à d’énormes revenus extérieurs, qui proviennent des services financiers. Par ailleurs, nous avons un déficit en avoirs extérieurs. Une telle situation ne peut durer longtemps. »

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