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Un ancien Premier ministre français se prononce pour un « nouveau Bretton Woods »

La rédaction
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Dans une déclaration publiée le 17 août dans le Süddeutsche Zeitung et le Taipei Times, Michel Rocard appelle à un « nouveau Bretton Woods », notant que l’économie américaine se dirige droit vers une catastrophe. On sait que Rocard, dirigeant historique du Parti socialiste français et membre du Parlement européen, a pris connaissance des propositions de Lyndon LaRouche pour la réorganisation du système financier mondial.

Pour l’ancien Premier ministre (1998-91), le rejet du Traité constitutionnel européen par les Français et les Néerlandais signifiait en réalité « un rejet de la globalisation dérégulée ». La dérégulation a rendu l’ordre social instable tandis que le chômage représente un problème « intolérable ». Après la Deuxième Guerre mondiale, le capitalisme a pu être recomposé grâce aux facteurs équilibrants de la sécurité sociale, d’instruments keynésiens et « d’une politique universelle de salaires élevés ». Ceci prit cependant fin après 1970, lorsque les politiques monétaires de Milton Friedman prirent le dessus et que le dollar fut détaché de l’or. « Depuis lors, le système financier mondial a vécu une instabilité presque constante », constate Rocard.

Tout en affirmant que « le plus grand danger auquel le monde se trouve aujourd’hui confronté est celui de l’instabilité inhérente du système économique mondial actuel », Rocard attire l’attention sur l’endettement massif de l’économie américaine (600 milliards de dollars) et le fait que les Etats-Unis ont besoin d’un afflux quotidien de 1,9 milliard de dollars. Or cet apport risque fort de diminuer en cas de chute du dollar, d’un prix du pétrole trop élevé ou d’un revirement de l’économie américaine. Celle-ci est de plus en plus coupée de la réalité, comme le montre le fait que l’industrie ne représente plus que 11 % du PIB.

Les bulles spéculatives du marché immobilier et hypothécaire « se sont greffées les unes sur les autres », pour dominer l’activité économique des Etats-Unis. Un krach, ou tout au moins une crise très sévère, est, pour l’ancien Premier ministre français, probable dans un proche avenir et « les conséquences en seraient, pour les Etats-Unis comme pour le monde entier, catastrophiques. »

« Cette instabilité rend plus difficile de faire face à d’autres problèmes graves qui touchent le système financier mondial. » La dette souveraine « pâtit profondément de l’instabilité des taux d’intérêt et des taux de change. L’absence de prêteur en dernier ressort ne fait qu’augmenter le danger à chaque crise ». Entre-temps, les « vastes investissements nécessaires pour surmonter le sous-développement et les handicaps qu’il entraîne, sont de plus en plus oubliés par le monde de la finance internationale. »

« Au moment où les pays riches sont menacés par l’instabilité et où les pays pauvres doivent compter sur leurs propres moyens, la reconstruction du système financier mondial devrait être la première priorité à l’ordre du jour. Un nouveau Bretton Woods ne saurait être plus urgent. »

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