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Un ancien régulateur américain demande : « Où est la Commission Pecora ? »

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10 avril 2009 (Nouvelle Solidarité) - Dans une interview d’une demi-heure sur la chaîne publique américaine PBS, l’économiste et juriste William Black a expliqué que l’ensemble du système financier était une « tromperie » et que Madoff n’était qu’« un petit joueur » : « notre système financier est un schéma de Ponzi. » Professeur d’université, William Black était l’un des régulateurs qui a fait la lumière sur la crise immobilière des Savings and Loans dans les années 1980, une arnaque qui avait coûté plus de 120 milliards de dollars aux contribuables américains.

William Black, qui a pourtant fait campagne pour Barack Obama, s’en est directement pris aux politiques de renflouement de l’administration américaine : « Premièrement, leur politique est réellement mauvaise. Deuxièmement, je pense qu’ils manquent totalement d’intégrité. Troisièmement, ils violent la loi, tout comme l’a fait le secrétaire au Trésor Paulson. (…) La loi requiert que ces établissements soient fermés mais ils refusent d’obéir à la loi. » « - En d’autres termes, ils auraient pu fermer ces banques sans avoir à les nationaliser ? », a demandé le journaliste Bill Moyers. « Ce n’est pas qu’ils auraient pu, ils étaient mandatés pour cela. (…) Dans la loi, cela s’appelle une mise en règlement judiciaire. »

Il a ensuite expliqué que les banquiers et les autorités tentent de « dissimuler » l’ampleur du problème. « Geithner dit publiquement qu’il faut encore 2000 milliards de dollars – l’argent du contribuable – pour régler le problème. Mais ils permettent aux banques d’affirmer qu’elles sont non seulement solvables mais solidement capitalisées. Ces deux choses sont inconciliables ! Ce n’est pas possible qu’elles aient besoin de 2000 milliards si elles vont bien ! » La cause de cette dissimulation ? « Ils sont morts de trouille, ils ont peur que tout s’effondre s’ils admettent la vérité : les banques sont insolvables. »

Tout au long de l’interview, Black a insisté sur le besoin de savoir la vérité sur ce désastre : « Que dirait-on si après un crash aérien, l’on disait ‘n’examinons pas le passé, pensons à l’avenir, on ne veut pas jeter le blâme sur un tel ou un tel’ ? » Il s’est insurgé contre l’absence d’enquête sérieuse pour établir réellement les causes de ce désastre mondial : « Où est la Commission Pecora ? »

L’interview, très pédagogique, est disponible (en anglais) ICI

FOCUS Pour une vraie commission Pecora et la réquisition des banques

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