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Un autre super-désastre financier ?

La rédaction
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Moins d’un an après l’éruption de la phase LTCM/Russie du processus de désintégration financière internationale, l’ambiance est à nouveau à l’anxiété sur les marchés financiers.

La situation sur les marchés obligataires mondiaux est un excellent indicateur ; or, il y a un « spread » record entre les obligations des entreprises, non-garanties par l’Etat, et les bons du Trésor. Ce spread a atteint des niveaux inconnus même au sommet de la crise du fonds spéculatif LTCM, en septembre 1998.

Les spécialistes expliquent que les sociétés craignent l’incertitude globale sur les marchés financiers au cours du 4ème trimestre 1999 surtout à cause des soi-disant risques liés au passage à l’an 2000 qui pèseraient sur les systèmes informatisés des banques mondiales. Il sera très difficile pour les entreprises de vendre de nouvelles obligations après le 30 septembre 1999, ce qui explique pourquoi elles en émettent tant pendant le troisième trimestre, faisant ainsi baisser les prix.

Comme LaRouche l’a noté, « si l’on substitue les mots ’crash financier global’ à ’menace de l’an 2000’, l’analyse est correcte. »

  • Le 7 août, l’Independant de Londres rapportait un souci croissant dans les marchés financiers suivant lequel « un gros fonds spéculatif est en difficulté, ce qui entraîne des craintes de répétition de la crise de l’an passé, lorsque la Réserve fédérale américaine dut monter un sauvetage à 3,5 milliards de dollars du Long-Term Capital Management (LTCM) pour empêcher un effondrement financier global. » Les rumeurs parlent notamment du Fonds Tiger de Julian Robertson, qui pèse 12 milliards de dollars, et qui a démenti les articles de presse suivant lesquels Goldman Sachs et Chase Manhattan Bank lui avaient coupé leurs lignes de crédit. L’Independant rapporte également qu’une grande banque suisse a « pris un gros coup ». Le même weekend des 7 et 8 août, le chef de la Réserve fédérale de New York William McDonough, qui a arrangé le sauvetage de LTCM en septembre 1998, s’est senti obligé de dire dans une interview qu’il ne voyait pas de « risque systémique ».
  • Le 10 août, les actions de deux grandes banques suisses, UBS et Crédit Suisse Group, plongeaient après l’apparition de rumeurs selon lesquelles ces banques auraient connu des pertes de plusieurs milliards de dollars suite à des transactions spéculatives dans les centres offshore des Caraïbes. UBS a qualifié ces rumeurs de « sottises » ; alors que CS Group a refusé de les commenter. Le 12 août, l’analyse financier Heinz Brestel affirmait dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung que la chute brutale intervenue récemment sur les marchés obligataires résultait de ventes en catastrophes de la part de fonds spéculatifs, forcés de liquider leurs positions sur les obligations parce qu’ils avaient subi d’immenses pertes.
  • Le 11 août, on apprenait que le plus gros fonds mutuel du monde, Fidelity Investments Magellan Fund, avait perdu mystérieusement dix milliards de dollars. A la mi-juillet, Magellan avait annoncé qu’il était le premier fonds mutuel à posséder plus de 100 milliards de dollars d’actifs ; un mois plus tard, ces actifs dépassaient tout juste les 90 milliards, du fait de la chute de la bourse américaine.
  • Egalement le 11 août, le Quantum Fund de George Soros annonçait qu’il avait engagé l’ancien dirigeant de Bankers Trust, Duncan Hennes, comme directeur général, avec l’espoir de regagner la confiance des investisseurs. Depuis cette année, le Quantum Fund a perdu 11% de son capital. Le principal quotidien argentin, Clarin, rapportait le 10 août que Soros avait vendu ses parts dans le holding financier argentin IRSA, non par crainte devant les perspectives économiques argentines, mais parce qu’il avait besoin de liquidités.
  • Le 13 août, le Financial Times publiait un éditorial de John Plender, expliquant que « le mois le plus hésitant » Août - est devenu pour la troisième année consécutive un « mois d’extrême turbulence financière ». Plender note que « d’innombrables rumeurs font état d’au moins une banque d’investissement ayant subi de grosses pertes sur les spéculations menées avec ses propres fonds. On estime que cette perte a eu lieu sur le marché des swaps de taux, qui connaît des contorsions stressantes, et sans précédent ». Plender évoque ensuite le potentiel d’un « effondrement boursier total », citant l’analyste financier londonien Stephen Lewis.
  • Le 16 août, le Guardian a publié les vues d’un consultant chevronné Andrew Smithers qui, dans un guide d’investissement pour les gestionnaires de fortunes privées, recommandent aux investisseurs de liquider tous leurs biens en actions avant le prochain crash. Smith écrit que « la surestimation massive est une caractéristique commune à tous les marchés d’actions, même si Wall Street en est l’exemple le plus extrême. » Et d’avertir que « les prix des actions ont atteint des niveaux que l’on ne reverra pas avant 20 ans ou plus et vont probablement être divisés par deux. » Les investisseurs ne devraient pas compter sur leurs gestionnaires de fonds pour prendre les décisions appropriées parce que, « devant un conflit entre les risques pour l’argent de leur client et les risques pour leur propre carrière, les gestionnaires n’hésiteront pas à agir dans leur intérêt personnel et il serait déraisonnable pour quelqu’un de l’extérieur de s’attendre à ce qu’ils fassent autrement. »

    Smithers conseille à « ceux qui cherchent à être les gestionnaires responsables de leur fortune ou de celle de leur famille » de « lire beaucoup sur les marchés boursiers, mais de façon sceptique » et de délier le gestionnaire de fonds de toute responsabilité pour leur argent.

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