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Un cadeau du FMI : la résurgence de la tuberculose

La rédaction
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22 juillet 2008 (LPAC) – Dans une étude qui vient d’être rendue publique, des chercheurs de l’Université de Cambridge (Angleterre) et de Yale (Etats-Unis), viennent à la conclusion que la politique des conditionnalités de prêts imposée par le Fonds monétaire international (FMI) à quelques 21 pays de l’Europe de l’Est, depuis la chute du mur, a joué un rôle majeur dans la résurgence de la tuberculose dans cette région, où apparaissent des nouvelles variétés de tuberculose résistantes aux médicaments.

D’après leurs analyses, les efforts consentis par ces pays pour se conformer aux conditions économiques néo-libérales strictes dictées par le FMI ont résulté dans des coupes de 8% des dépenses publiques, une baisse de 7% du nombre de médecins par habitant, et un net recul de la qualité des soins, en particulier la « thérapie directement observée » recommandé par l’OMS.

Dans l’étude, le chercheur anglais David Stuckler et ses collègues avance qu’il existe une relation directe entre le début du programme du FMI et le retour en masse de la tuberculose. Non seulement voit-il les conditionnalités du FMI responsable pour l’accroissement annuel de 13,9% des nouveaux cas, mais également pour l’accroissement de 16.6% des décès dans les 21 pays étudiés ce qui correspond à des milliers de nouveaux cas et des morts dans la région. Chaque année supplémentaire de soumission aux critères du FMI augmentait les taux de mortalité dûs à la tuberculose de 4,1%. A l’inverse, quand les pays s’échappaient de la rigueur monétariste du FMI, ce taux chutait grosso modo d’un tiers.

Nous espérons donc vivement que Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI et très sensible à la pauvreté et la souffrance dans le monde, prendra rapidement connaissance de cette étude afin de mettre fin aux agissements mortifère de l’organisation qu’il dirige.

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