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Un élu du Grésivaudan : la crise vécue au quotidien

La rédaction
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4 octobre 2008 (Nouvelle Solidarité) - Les effets de la crise financière internationale se font déjà durement ressentir à l’échelle régionale et locale. Ainsi, un élu du Grésivaudan nous a fait part des difficultés de plus en plus grandes rencontrées dans la gestion des communes de la région. La défaillance de Dexia, en particulier, a bien fait comprendre aux élus que tout se tient : ils ont pu clairement constater que cette banque proche d’eux était atteinte dans ses œuvres vives en raison non tant d’erreurs humaines que de la chute de tout un système dans laquelle l’établissement s’est trouvé entraîné.

La première cause des difficultés est bien entendu la baisse des activités. La papeterie a disparu ; une usine comme celle d’Ascométal (aciers longs) délaisse Le Cheylas, Ugimag (aimants permanents) subit la concurrence chinoise et, après son redressement judiciaire, un nouvel acquéreur réduira le personnel de moitié à Saint-Pierre d’Allevard. La crise du bâtiment et la baisse de l’activité dans le thermalisme se conjuguent pour aggraver les choses. Les revenus de la taxe professionnelle se réduisent et, bien entendu, le poids de cette réduction ne peut être reporté sur les ménages dans les circonstances actuelles.

La baisse des dotations versées par l’Etat et le département est la seconde cause de difficultés. L’Etat ayant transféré une partie de ses charges aux départements, ceux-ci ne peuvent maintenir le rythme de soutien des communes qui le composent. En Isère, les communes les mieux préparées, qui ont déjà été en mesure de présenter leurs dossiers, ont constaté que leurs possibilités étaient déjà épuisées jusqu’en 2010.

Enfin, aucun crédit bancaire n’est pratiquement plus obtenu dans les circonstances actuelles.
Le tableau est donc noir. Pour se défendre, la solution est la solidarité intercommunale. L’évolution se fait vers une grande communauté de communes disposant d’une taxe professionnelle unique, avec une garantie de recettes fiscales à l’année n- 1.

L’inquiétude des gens les plus aisés se traduit, selon les banquiers, par un placement des sommes dont ils disposent sur des comptes inférieurs à 70 000 euros, la limite supérieure du remboursement par le Fonds de garantie bancaire.

Cependant, il est de plus en plus reconnu dans la région que c’est tout le système financier sur lequel repose la société qui doit être mis à plat, pour créer les conditions d’un monde plus juste et plus équitable. Nos amis soulignent que le site www.solidariteetprogres.org est de plus en plus consulté et notre journal, lorsque son existence est connue, circule de plus en plus. Ceux qui, il y a quelques mois ou même quelques semaines, étaient sceptiques sur nos analyses sont maintenant convaincus que nous avons fait le bon diagnostic. Il reste à se battre ensemble pour administrer la bonne ordonnance.

Lire l’analyse de Jacques Cheminade Collectivités locales, Etat et désintégration financière : avis de tempête

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