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Un étrange fonds de 24 milliards de dollars pour le Mexique

La rédaction
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Le ministre du Trésor du Mexique, Jose Angel Gurria , et le gouverneur de la Banque du Mexique Guillermo Ortiz ont annoncé le 15 juin qu’ils avaient obtenu un nouvel ensemble de crédits internationaux de 23,7 milliards de dollars .

Cet ensemble se répartit de la manière suivante : 16,9 milliards de dollars provenant d’organisations internationales et de l’Eximbank des Etats-Unis (4,2 milliards en crédit-relais du FMI si son conseil d’administration l’approuve le mois prochain ; 5,2 milliards de la Banque mondiale sur les deux à trois prochaines années ; 3,5 milliards de la Banque du développement inter-américain ; et 4 milliards de l’Eximbank) auxquels s’ajoutent 6,8 milliards de dollars du fonds d’urgence de l’ALENA, soit en réalité le Trésor et la Réserve fédérale des Etats-Unis.

On se souviendra qu’en janvier 1995, le Mexique avait déjà profité d’un plan de sauvetage de 50 milliards de dollars fournis par le FMI, la Banque mondiale, le gouvernement américain et d’autres, de manière à traiter la crise mexicaine.

Depuis, on nous a dit et répété pour nous rassurer que le Mexique a « réussi à surmonter » la crise et que le « redressement » du pays est un « modèle de réussite ».

Pourquoi donc le Mexique a-t-il maintenant besoin d’un nouveau fonds ?

Selon Gurria et Ortiz, ce fonds de 24 milliards fournirait au Mexique un « bouclier financier » lui permettant de résister à de possibles chocs économiques pendant l’élection présidentielle de l’an 2000 et la période de transition vers le nouveau gouvernement. Explication étrange s’il en est !

Gurria a dit qu’il est possible que le Mexique n’utilise jamais les lignes de crédit mais qu’« il est rassurant de savoir qu’elles sont disponibles » et que « cela nous permet de mieux dormir la nuit ».

Lorsqu’un gouvernement et les dirigeants du FMI ont besoin de la bagatelle de 23,7 milliards de dollars pour mieux dormir la nuit, l’on comprend bien que cela n’a rien à voir avec une élection prochaine mais tout à voir avec ce que les initiés considèrent comme un point de vulnérabilité de l’ensemble de la bulle financière mondiale !

Le Wall Street Journal a noté que ces nouveaux crédits pour le Mexique sont présentés comme la première étape de la mise en oeuvre de l’idée, concoctée au paroxysme de la crise de l’automne 1998, selon laquelle les pays qui appliqueraient à la lettre les politiques du FMI devraient recevoir « préventivement » un « matelas de devises » pour résister aux assauts spéculatifs.

Le Brésil devait être le premier à recevoir un tel « renflouement préventif » mais sa bulle a éclaté avant que le « matelas » n’ait le temps d’arriver. Le Mexique serait-il maintenant dans le même marasme ?

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