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Un expert américain confirme : la Corée du Nord lance bien un satellite, pas un missile

La rédaction
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12 avril 2012 (Nouvelle Solidarité) – Présent sur le site nord-coréen de lancement de Tongchang-ri, l’analyste spatial renommé Jim Oberg, qui a travaillé 20 ans pour la NASA, a rapporté que la Corée du Nord s’apprête nullement à tester un missile intercontinental (ICBM), comme le prétendent de manière hystérique certains médias aux Etats-Unis, en Europe, au Japon, en Australie et en Corée du Sud, mais bel à lancer un satellite météo.

Selon Oberg, le lanceur Unha-3 utilisé pour lancer ce satellite « n’a pas été, d’un point de technique, armé ». Oberg fait partie d’une délégation envoyée par la chaîne de télévision américaine MSNBC, qui a posté sur son site des extraits vidéo réalisés par leur envoyé spécial.

La Corée du Nord a conduit les journalistes sur le site de lancement, où ils ont pu approcher de près le satellite, qui sera placé au sommet de la fusée puis lancé le 15 avril pour célébrer le 100e anniversaire de la naissance de Kim Il-song, le fondateur du régime. Les journalistes ont aussi pu photographier la fusée, qui vient d’être assemblée et attend sa charge ainsi que le combustible nécessaire à son lancement.

Dans un briefing aux journalistes, le directeur-adjoint du département de développement spatial du Comité sur la technologie spatiale, Ryu Kum-choi, a insisté sur le fait que la fusée ne posait aucun danger pour quiconque, car sa trajectoire a été choisie avec soin. Il a ajouté que si la fusée devait dévier de sa trajectoire, l’équipe de contrôle au sol initierait le processus d’auto-destruction.

Le vrai cauchemar, a déclaré Oberg, est que si le lancement devait échouer, il ne serait pas impossible d’imaginer que les Nord-coréens accuseraient des forces ennemies, « étant donné tous les systèmes antimissile qui ont été déployés le long de la trajectoire de la fusée ». Il conclut que si « le satellite marche comme il a été annoncé, les pays voisins devront changer leur attitude à son égard ».

Le porte-parole du Conseil national de sécurité américain Tommy Vietor a tout de suite répliqué lors d’une conférence de presse à Washington, « qu’il n’est pas nécessaire d’être un génie des sciences [en anglais l’expression consacrée est ’rocket scientist’] pour savoir qu’il s’agit là de propagande ». Il a ajouté que les « Nord-coréens n’ont pas besoin de satellite pour connaître la météo, il suffit d’aller sur meteo.com » !

Rappelons que depuis deux ans l’administration Obama a massivement sabré le budget national pour la prévision météo par satellite, pensant probablement qu’il suffit d’aller sur internet...

Pendant ce temps des préparatifs militaires sans précédent sont en cours dans plusieurs pays d’Asie, accompagnés d’avertissements nombreux et absurdes au Japon et aux Philippines visant à provoquer l’hystérie dans la population. Des masques à gaz ont été distribués dans l’île d’Okinawa au Japon pour faire face à des fuites de combustible, et des véhicules spécialisés dans la guerre chimique ont été déployés. Okinawa est située à environ 1600 kilomètres du site de lancement nord-coréen.

Aux Philippines, les habitants du nord-est de la région de Luzon ont été sommés de ne pas quitter leur domicile la matinée le jour du lancement, au cas où certains débris de la fusée venaient à tomber. Les vols sont interdits du 12 avril au 16 avril dans la région et même les bateaux de pêche le long de la côte ! Les Philippines ne sont pas situées le long de la trajectoire prévue.

L’Institut de recherche nucléaire des Philippines a formé des équipes d’experts chargées de mesurer le degré de radioactivité. Le seul avantage de cette mesure est d’entretenir le doute sur la nature réelle de la fusée et de son chargement (un missile ICBM équipé d’une tête nucléaire ?)

En comparaison, lorsque la Corée du Sud avait tenté de lancer un satellite en juin 2010 (sans succès d’ailleurs), la presse japonaise, américaine et philippine n’avait même pas rapporté l’événement.

Le député philippin Antonio Tinio a d’ailleurs déclaré dans un communiqué que le rapport du Conseil national pour la réduction et la gestion des risques « est truffé de rhétorique à caractère politique, de généralisations irresponsables, de recommandations absurdes qui exagèrent grossièrement le danger posé par la fusée nord-coréenne. (…) D’ailleurs, le directeur du Conseil Benito Ramos continue à se référer à la fusée comme étant un missile balistique intercontinental ou ICBM, évoquant les armes destructrices de la guerre froide. Un langage aussi exagéré est entièrement inapproprié pour un bureaucrate responsable de l’ordre public et de la sécurité. »

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